Voici JONAS SAVIMBI, le guérillero Angolais. L’homme qui a été à la base de l’instabilité politique en Angola durant près de 3 décennies. Suivez sa petite histoire:

Il est né le 3 Août 1934 en Angola. Son père était un Pasteur des communautés IECA. Il a fait ses études primaires dans les écoles de IECA. Ensuite il a fait les études secondaires dans une école catholique à Huambo, car seul le diplôme des écoles catholiques était vraiment considéré dans le pays.
Élève intelligent, il réussit à avoir une bourse d’étude américaine pour aller poursuivre ses études à Lisbonne, au Portugal. Il était censé étudier la médecine au Portugal. Arrivé à Lisbonne, il prend contact avec un groupe d’ étudiants Angolais qui s’y trouvent déjà. Ce groupe discutait sur les possibilités d’obtenir l’indépendance de l’Angola et se préparait à organiser un mouvement Anti-colonial. Savimbi rejoint ce groupe. Malheureusement, le gouvernement du Portugal arrive à découvrir ce plan et cherche à les arrêter tous. Jonas parvient à s’enfuir pour trouver refuge en Suisse.

Arrivé en Suisse, il décide de ne plus faire la médecine. Il a maintenant une nouvelle passion. « Je veux faire la politique », dit-il. Il étudie à Lausanne et obtient une licence en sciences politiques.
Après ses études, il se dirige vers la Chine populaire, afin de recevoir une formation politique et militaire auprès de Mao( l’ancien dictateur Chinois). De son retour en Angola, il fonde l’UNITA. Son parti était concurrent direct du MPELA.
Le 11 Novembre 1975, l’Angola obtient son indépendance. Le pouvoir est transféré au MPLA, un régime pro communiste. Ce régime était soutenu par l’union soviétique et par le Cuba. Savimbi se fâche et déclenche une guerre civile contre le MPELA et le MFA. C’était l’une des guerres les plus sanglantes de l’histoire de l’Afrique. Savimbi, rebelle de son état, était soutenu par la France, les USA, ainsi que le régime Apartheid d’Afrique du Sud.
Il réussit à gagner quelques territoires du pays. En 1979, il installe son siège à Jamba, une ville créée par son mouvement au Sud-est de l’Angola. Il était bien sûr soutenu par une partie de la population. Dans les régions occupées par l’UNITA, les populations sont placées sous dictature. Le chef rebelle bénéficie même de culte de personnalité.
En 1991, un accord de paix est signé entre Savimbi et le gouvernement de l’Angola. Cet accord conduit aux élections. Mais après avoir perdu aux élections, le Chef rebelle rejette les résultats et reprend les armes en 1992. L’accalmie n’aura duré que quelques mois, puis l’Angola sombre à nouveau dans la guerre.
Cependant une situation imprévue perturbe les calculs du chef rebelle. La guerre froide est lancée entre les USA et le rival éternel Russe. En même temps, Nelson Mandela sort de la prison et le régime d’Apartheid prend fin. Les deux grands soutiens de Savimbi ne sont donc plus en mesure de lui offrir des armes et de financement. Le chef rebelle s’affaiblit.
Le gouvernement Angolais initie tout de même des nouvelles négociations avec Savimbi en 1995, et on lui propose le poste de vice-président du pays. Mais le cœur du chef rebelle est endurci. Il veut seulement être président de la république. Il continue la guerre malgré l’affaiblissement de son mouvement.
Finalement le 22 février 2002, suite à une offensive menée par les forces gouvernementales, il est tue par 15 balles aux côtés de 21 gardes du corps. Il meurt à l’âge de 67 ans. Son corps fut mutile.
C’est alors que la guerre est terminée en Angola, et le pays a repris le chemin de la reconstruction.
La question à se poser est : pourquoi tout ça ? Pourquoi sombrer le pays dans le chaos à cause du pouvoir? Pourquoi ne pas aimer la paix jusqu’à mourir sans avoir des sépulcres.
Le voisin Angola a connu un grand retard dans l’éducation et la technologie à cause de cette longue guerre.
Que chacun tire des leçons conséquentes.
Source : Terre des hommes
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