Libre circulation des personnes et des biens dans l’espace AES : du plomb dans l’aile sur le trajet Ouaga-Bamako
Le Week-end dernier, le baladeur était à la gare routière “Ouaga-inter”. Ce qu’il a entendu de certains transporteurs et voyageurs laisse croire que les “beaux discours” sur notre espace commun qu’est l’AES reste pour le moment sur les papiers et dans les intentions. En effet, selon ces transporteurs, ils rencontrent de nombreux problèmes pour se rendre au Mali, pour ne pas dire à Bamako. Sur la route, c’est la croix et la bannière avec les tracasseries, les rackets et les insultes. Et si vous osez parler de l’AES vous serez doublement taxés. Par contre, ces transporteurs avouent ne pas rencontrer de problèmes pour aller au Niger même s’ils y vont rarement à cause de l’insécurité sur la route. Le baladeur pense que dans chaque pays les gouvernements doivent organiser de vastes campagnes de sensibilisation des forces de l’ordre qui sont sur les routes pour qu’ils comprennent que l’AES n’est pas un vain mot. Quoi qu’il en soit, un travail gigantesque doit être fait à tous niveaux pour que l’AES soit dans la réalité celle des peuples. Sans cela, certains dans l’espace risquent de regretter la CEDEAO où la libre circulation des biens et des personnes était une réalité seulement au siège de l’institution à Abuja au Nigéria.
Produits de grande consommation au Burkina : la mort en fin de course
C’est avec une grande satisfaction que le baladeur constate que depuis quelques mois les structures du ministère en charge du commerce traquent les commerçants véreux à travers tout le pays. Presque chaque semaine des boutiques sont fermées pour non respect des prix ou pour mauvaise qualité des produits de vendus. Ces commerçants véreux sont capables de tout, pourvu que leurs caisses soient remplies de billets de banque. Du riz de mauvaise qualité, du poisson ou des poulets avariés, de l’huile de vidange transformée en huile de consommation, de la boisson périmée… le baladeur aura presque tout vu et entendu. Conséquence, l’on constate aujourd’hui la multiplication de certaines maladies jadis considérées comme celles des riches (hypertension, diabète…). Le baladeur est convaincu que pour ces commerçants, vendeurs de la mort, la vie de l’homme n’est rien quand ils pensent aux bénéfices qu’ils feront en vendant ces produits toxiques. Face à une telle situation, le baladeur ne peut qu’encourager le ministère en charge du Commerce et l’inviter à ne pas relâcher. Il y va de vie et de la survie des consommateurs.
Ouaga 2000 : un “Bunker” de 11 chambres 1 résident et des “petits pompiers” de Mme
Dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou et sans doute dans plusieurs villes du pays, “poussent” de grosses villas, certains à niveaux où de là-haut, on peut regarder “le bas peuple en bas” vivre sa misère. Le hic dans tout ça est que ces villas pour ne pas dire ces Bunkers de 5, 6, 7, 9 ou 10 chambres sont en général inoccupées. Ceux qui y habitent ne dépassent pas 3 ou 4 y compris le vigile. Question du Baladeur : Pourquoi investir tous ces millions tout en sachant que ceux qui vont y habiter ne dépasseront pas 3 ou 4 ? Le désir de paraitre ? Le “m’as tu vu”, l’excès d’argent ? Certains diront que c’est parce que le Baladeur n’a pas d’argent qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas. C’est peut-être vrai, mais le baladeur pense qu’en toute chose, il faut de la mesure et même de la modestie. Dans la même dynamique, le Baladeur a appris qu’un “gourou” a construit à Ouaga 2000 un “Bunker” de 11 chambres où habitait une seule personne, le vigile. Le propriétaire des lieux, son épouse et les enfants étant dans un autre quartier. Le Bunker de Ouaga 2000 était donc devenu un “ hôtel” où l’épouse du gourou venait loger ses nombreux amants, pour pas dire ses “petits-pompiers” qui, en général venaient d’un pays voisin où Mme a vu le jour. Le gourou, lui n’a pas le temps, toujours entre deux avions, mais a toujours été très cool avec le vigile qui recevait de temps en temps des enveloppes. Pendant ce temps, la femme du gourou se la coulait douce avec ses amants qu’elle changeait comme des chemises. Un jour, ce qui devait arriver, arriva comme on le dit. Au regard de la gentillesse de son patron, le vigile va vendre la mèche parce que “trop, c’était trop”. C’est ainsi le patron va surprendre son épouse et son amant dans une des nombreuses chambres du Bunker. L’informateur du baladeur a même ajouter que le gourou à mis du temps pour connaitre dans quelle chambre se trouvait exactement son épouse et son amant. Alors les gourous visitez souvent les nombreuses chambres de vos Bunkers, on ne sait jamais, foi du Baladeur.
