Peu avant sa mort en décembre 2013, à 94 ans, Mikhaïl Kalachnikov (photo), créateur du fusil AK-47 qui porte son nom, a écrit une lettre bouleversante au patriarche Kirill de l’Église orthodoxe russe. Il y confiait : « La douleur dans mon âme est insupportable. Je me demande sans cesse : si mon fusil a pris des vies, cela signifie-t-il que je suis responsable de ces morts ? »
Pendant des décennies, l’inventeur disait avoir conçu son arme pour défendre son pays, sans se sentir coupable des usages qui en étaient faits. Sa confession tardive a révélé le poids moral qu’il portait.

