Orpaillage artisanal au Burkina Faso : Protéger les enfants, la priorité sanitaire et sociale d’une génération exposée
Dans les sites d’orpaillage artisanal du Burkina Faso, des milliers d’enfants vivent au rythme des pioches et des bassines, exposés aux pires risques. Entre poussière de silice, mercure, accidents et eaux stagnantes, ces lieux deviennent de véritables foyers de maladies. Le paludisme, aggravé par la promiscuité et l’insalubrité, frappe particulièrement les plus jeunes tandis que leurs parents, pris dans l’engrenage de la survie économique, se retrouvent à travailler aux côtés de leurs enfants, malgré les dangers. Dans cette analyse, Dr Ahmed KOAMA, Phd, Président de l’Association Wend La Laafi, Conseiller de santé, Spécialiste en Ophtalmologie et Santé Sécurité Environnement, décortique les mécanismes de cette vulnérabilité.
Expert reconnu des risques et maladies liés à l’exploitation minière artisanale, il dresse un état des lieux sans complaisance et propose un ensemble de solutions concrètes pour assurer une protection intégrale des enfants, de la prévention du paludisme à la sécurisation de leur environnement. Lisez plutôt les propositions faites par Dr Ahmed Koama sur cette problématique importante sur la santé infantile en milieu d’exploitation artisanal de l’or.
» COMMENT PROTÉGER LES ENFANTS DU PALUDISME SUR LES SITES MINIERS ARTISANAUX ?
Sur un site minier artisanal, protéger un enfant du paludisme est une responsabilité collective.
Le paludisme reste une cause majeure de maladie chez les enfants en Afrique. Dans les zones minières artisanales, certaines conditions environnementales et sociales peuvent favoriser l’exposition aux moustiques vecteurs du paludisme.
Alors, comment mieux protéger nos enfants ?
Premièrement : faisons dormir chaque enfant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, chaque nuit.
Deuxièmement : limitons les piqûres de moustiques en soirée et pendant la nuit, notamment grâce au port de vêtements couvrants et à l’utilisation, lorsque cela est approprié, des moyens de protection recommandés.
Troisièmement : améliorons l’environnement autour des lieux de vie : évitons les eaux stagnantes, entretenons les abords des habitations et sécurisons les excavations et les trous abandonnés.
Quatrièmement : prendre le traitement de chimioprophylaxie du paludisme selon les directives nationales et sous la supervision des services de santé.
Enfin, devant toute fièvre chez un enfant, il faut consulter rapidement un service de santé. Le paludisme peut évoluer rapidement chez l’enfant.
Parents, exploitants, responsables des sites, leaders communautaires et agents de santé : chacun a un rôle à jouer ».
Docteur Ahmed KOAMA , Phd
Président de l’Association Wend La Laafi
Conseiller de santé, Spécialiste en Ophtalmologie, Santé Sécurité Environnement
Expert en risques et maladies liés à l’exploitation minière artisanale.
Email : ahmedkoama@gmail.com Tel : 00226 70895499/67565041


