26 février 2026
Home » Cinéma Burkinabè : il était Une fois Idrissa Ouédraogo dit Le Maestro

 

Il était une fois IDRISSA OUEDRAOGO alias LE MAESTRO.

Parler du cinéma burkinabè sans mentionner le nom du très célèbre cinéaste Idrissa Ouedraogo serait faire preuve d’une myopie cinématographique et d’une constipation intellectuelle.

Figure emblématique du cinéma burkinabè, celui qui a une quarantaine de films primés à travers le monde, comme à Milan, Berlin, Cannes ou Venise est aussi le baobab du cinéma africain des années 1980-2000.

Né le 21 janvier 1954 à Banfora, au Burkina Faso, Idrissa Ouedraogo est un réalisateur burkinabè dont la notoriété dans l’univers cinématographique n’est plus à démontrer. Il entreprend des études d’anglais à l’université de Ouagadougou puis, en 1977, s’inscrit à l’Institut africain d’études cinématographiques (Inafec) de Ouagadougou. En 1981, il sort major de sa promotion. Pour produire son film de fin d’étude, il crée la société de production « Les Films de l’Avenir ». Il s’agit d’un court-métrage de fiction intitulé Poko qui obtient le prix du meilleur court-métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(FESPACO).

Le désir d’apprendre et comprendre étant fort, Idrissa Ouedraogo s’envole pour la république soviétique , à l’Institut Fédéral d’État du cinéma à Moscou pour suivre un stage. Il reviendra à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques et à la Sorbonne Paris I, en France, où il obtient un DEA en cinéma en 1985.
Entre la Théorie et la pratique, il y a un grand travail qui est l’action. Les diplômes en main, Idrissa réalise son premier long-métrage, « Yam Daabo » en 1986 puis en 1988, « Yaaba » qui obtient le prix de la critique au festival des cannes en 1989 et le prix du public au Fespaco, la même année.

En 1990, il réalise « Tilaï », transposition d’une tragédie grecque dans l’Afrique contemporaine et gagne le Grand Prix du Jury à Cannes en 1990, le Prix du meilleur long-métrage au 1er Festival du cinéma africain de Milan en 1991 ainsi que L’Étalon de Yennenga (Grand prix du FESPACO) la même année. À la même période, il crée sa sociétéde production, « Les Films Plaine » à partir des « Films de l’Avenir ». Les arts du spectacle l’épatent, il s’y lance en théâtre en mettant en scène, en 1991, La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire à la Comédie-Française.

Monsieur Idrissa Ouedraogo était un as du cinéma burkinabè, africain et mondial. Sur lui, des centaines de millier de pages ne pourraient pas suffire pour détailler son parcours, ses réalisations et ses visions. C’est juste un aperçu de ses acquis que j’essaie de vous faire part.

En rappel, Monsieur Idrissa Ouedraogo était commandeur de l’ordre national du Burkina Faso et chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres français. Il a déposé définitivement la caméra le 18 février 2018 à l’âge de 64 ans.

Il était une fois IDRISSA OUEDRAOGO, un cinéaste qui a hissé haut, le cinéma burkinabè à travers le monde.

Kombelem Souleymane, Cinéma Burkinabè

Reveil-info

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!