26 février 2026
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TOP 10 des pays africains les plus impactés par les interventions militaires françaises depuis 1960 : l’héritage controversé de la Françafrique

Depuis les indépendances des années 1960, la France a conduit plus de cinquante interventions militaires en Afrique, souvent justifiées par la protection de ses ressortissants, l’application d’accords de défense bilatéraux ou la lutte contre des menaces régionales. Ce réseau d’influence, baptisé Françafrique, a soutenu des régimes alliés, déjoué des coups d’État et stabilisé des zones stratégiques, mais il est aussi accusé d’ingérence néocoloniale. Plongeons dans ce top 10 des pays les plus touchés, avec dates, opérations clés et contexte historique pour mieux comprendre cet épisode géopolitique majeur. Préparez-vous à une narration détaillée !

1. République centrafricaine : Le laboratoire de l’intervention répétée
Ce petit pays enclavé a vu 14 interventions françaises, faisant de lui le recordman. Dès l’opération Barracuda (1979), qui renverse l’empereur Jean-Bédel Bokassa, Paris impose ses favoris. Les mutineries des années 1990 (opérations Almandin en 1996) et les crises des années 2000 (Boali en 2002) précèdent Sangaris (2013-2016), avec 2 500 soldats contre les milices Séléka et anti-Balaka dans un chaos humanitaire. L’Établissement France d’assistance opérationnelle (EFAO) assure une présence quasi-permanente, illustrant une tutelle militaire durable.

2. Tchad : La forteresse contre Kadhafi et les rebelles
Plus de 12 opérations majeures dans ce bastion sahélien frontalier de la Libye. Tout commence avec Limousin (1969) pour sécuriser le nord rebelle, suivie de Tacaud (1978). Les années 1980 marquent le pic : Manta (1983) repousse les colonnes libyennes de Mouammar Kadhafi, puis Épervier (1986-2014) déploie jusqu’à 5 000 soldats pour protéger le régime d’Idriss Déby, allié clé contre le terrorisme. Une guerre froide africaine financée par Paris.

3. Côte d’Ivoire : Le cœur économique sous protection
Plus de 5 opérations prolongées sur 12 ans, centrées sur Licorne (2002-2015), rebaptisée Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Ces troupes (jusqu’à 4 000 hommes) protègent 20 000 ressortissants et appuient la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) lors des crises post-électorales de 2002-2011. Intervention décisive en 2011 contre Laurent Gbagbo, au profit d’Alassane Ouattara. La base d’Abidjan reste un pivot ouest-africain.

4. Gabon : Le pilier pétrolier et politique
Quatre interventions majeures, dont Requin (1964) qui rétablit le président Léon M’ba après un putsch. Libreville abrite une base permanente servant de tremplin régional, avec des déploiements pour sécuriser les ressources pétrolières et les élites au pouvoir (famille Bongo depuis 1967). Symbole de la Françafrique « douce » : influence discrète mais constante.

5. Mali : La guerre antiterroriste au Sahel
Trois opérations phares dans la lutte contre le djihadisme. Serval (2013) stoppe l’offensive des groupes islamistes vers Bamako en quelques semaines. Succédant Barkhane (2014-2022), avec 5 000 soldats couvrant cinq pays sahéliens, jusqu’au retrait forcé après le coup d’État de 2020. Coût humain et financier élevé pour un bilan mitigé.

6. Sénégal : La base logistique historique
Présence continue à Dakar, ancienne capitale fédérale, avec exercices conjoints et appui à l’Union africaine. Moins de combats internes, mais rôle clé comme hub pour les opérations ouest-africaines, renforcé par des accords de défense depuis 1960.

7. Djibouti : Le verrou stratégique maritime
Base permanente de 5 000 soldats depuis 1977, face à la mer Rouge. Plateforme pour projections au Moyen-Orient et en Corne de l’Afrique, avec entraînements et surveillance anti-piraterie. Pas d’interventions internes massives, mais indispensable à la stratégie globale.

8. Niger : Le soutien sahélien contesté
Bases aériennes cruciales pour Barkhane, avec coopération contre les groupes armés jusqu’au coup d’État de 2023 et l’expulsion des troupes. Uranium stratégique et position centrale au Sahel en faisaient un allié prioritaire.

9. Burkina Faso : Le front sahélien fragile
Point d’appui pour Barkhane, avec forces spéciales aidant l’armée locale contre Al-Qaïda au Maghreb islamique. Rupture après les coups d’État de 2022, illustrant le reflux français face aux juntes pro-russes.

10. République démocratique du Congo : Les crises régionales
Soutiens discrets à Mobutu Sese Seko durant la Guerre froide, puis appuis logistiques aux missions des Nations unies (MONUSCO) lors des guerres du Congo (1996-2003). Influence indirecte via le Rwanda et l’Afrique centrale.

En 2026, les retraits du Sahel marquent la fin d’une ère : Paris ne compte plus que sur Djibouti, Gabon et quelques hubs, concurrencée par la Russie et la Chine.

Source : histoire des présidents et rois d’Afrique

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