Les alliances et parentés à plaisanterie constituent depuis longtemps un puissant outil de cohésion sociale, de prévention et de gestion pacifique des tensions. Elles permettent de désamorcer les conflits à travers l’humour et la moquerie codifiée.

Cependant, dans la pratique actuelle, plusieurs dérives fragilisent leur rôle originel :
Les propos déplacés :L’utilisation de gros mots, d’injures vulgaires ou de termes offensants allant au-delà du cadre culturellement accepté.
Le manque de respect des autorités Certaines plaisanteries se transforment en vilipendage ou en dénigrement volontaire des chefs traditionnels, religieux ou leaders communautaires.
Les attaques personnelles Les moqueries visant le physique, l’intimité ou la famille de l’autre, ce qui peut créer des blessures morales.
La confusion avec la camaraderie ordinaire On oublie que la parenté à plaisanterie n’est pas un jeu libre sans règles, mais une institution avec des codes précis.
Un proverbe moaga rappelle bien cette limite : « Rakiré pa wa ne f ba la weleb y’ », signifiant :
« Le discours plaisant de la parenté à plaisanterie ne donne pas l’occasion d’injurier en évoquant les formes des testicules du père. »
En somme, les alliances à plaisanterie doivent rester un art de la parole qui renforce les liens, et non un prétexte pour offenser ou diviser.
Bon début de semaine
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