Madou (nom d’emprunt) est conducteur de tricycle depuis plusieurs années dans la ville de Bobo-Dioulasso. Mais en mars 2025, confronté à la morosité de ses activités, il s’est retrouvé dans les liens de la justice. Il a comparu devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour vol de produits alimentaires.
Face à la baisse de sa clientèle, Madou a décidé de voler pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a ciblé la boutique de Karidja (nom d’emprunt), une commerçante qu’il connaissait bien. Profitant d’un moment d’inattention de celle-ci, il a subtilisé deux cartons de spaghetti, des sachets de couscous arabe et des cubes de bouillon. Le vol a eu lieu à deux reprises. C’est lors de la seconde tentative qu’il a été appréhendé et conduit au commissariat.
Lors de l’enquête de police, Madou a reconnu les faits. Le 27 mai 2025, à la barre, il a réaffirmé ses aveux. Interrogé par le Procureur sur les raisons de son acte, il répond :
« Mes affaires ne marchaient plus, monsieur le Procureur. Et pourtant, j’avais besoin de nourriture pour ma famille. »
Le Procureur lui rappelle que cette situation ne justifie pas le vol.
« Si les affaires ne marchent plus, tu peux retourner au village cultiver la terre. La terre ne ment pas », lui conseille-t-il.
Estimant que Madou a agi par nécessité et non par malveillance, et soulignant qu’il n’a jamais nié les faits, que certains produits volés ont été retrouvés chez lui et restitués à la victime, le ministère public a requis 12 mois de prison assortis de sursis et une amende de 500 000 F CFA, également avec sursis.
Le tribunal a suivi la réquisition du parquet.
Madou écope de 12 mois de prison et d’une amende de 500 000 F CFA, le tout assorti de sursis.
Justice Infos Burkina
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