IL OBLIGEAIT À SES VISITEURS BLANCS DE S’AGENOUILLER POUR LUI PRÉSENTER LEURS REQUÊTES…
Cette phrase d’accroche n’est pas une fiction. Elle illustre l’une des provocations les plus théâtrales du XXe siècle, orchestrée par Idi Amin Dada
je me suis arrêtée sur cet événement de 1975. Le dirigeant ougandais avait alors contraint des diplomates et hommes d’affaires occidentaux à s’agenouiller devant lui, ou à le transporter sur une litière. Au-delà du choc visuel, je retiens trois leçons fondamentales de cet épisode:
L’inversion radicale des symboles : À mon sens, il ne s’agissait pas d’un simple caprice narcissique. Je vois ici une mise en scène politique calculée. En inversant publiquement les rapports de force de l’époque coloniale, Amin Dada cherchait à humilier les anciennes puissances pour asseoir sa légitimité auprès de sa base.
Le « storytelling » par le choc: Je reste fascinée par la manière dont ce dictateur avait compris, bien avant l’ère des réseaux sociaux, le pouvoir de la saturation médiatique. Il utilisait le protocole comme une arme de communication de masse.
Les limites de la contrainte: C’est là ma conclusion principale. Si la théâtralité et la force peuvent imposer une domination à court terme, elles ne construisent jamais une stabilité économique ou diplomatique durable. Le cas d’Amin Dada reste pour moi l’exemple parfait des dérives du pouvoir absolu.
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