21 août 2026
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La RPP et le défi de la solidarité dans l’union et la fraternité.

Qu’on se le dise: le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE est aujourd’hui notre fierté. Dès sa prise du pouvoir en septembre 2022, cet homme, par son verbe, par la lucidité de son regard et l’assurance dans sa démarche, a vite convaincu les honnêtes Burkinabè qu’il était celui que toute la Nation attendait depuis l’assassinat de Thomas SANKARA en 1987. Le Capitaine Ibrahim TRAORE n’a pas souffert pour avoir le soutien et l’engagement des hommes sincères, honnêtes, dévoués et compétents qui n’attendaient qu’une rupture dans la gouvernance politique pour montrer leur engagement et leur sens du sacrifice. D’ailleurs, depuis l’insurrection populaire de 2014 et la Transition politique qui s’en est suivie, les divisions étaient manifestes au niveau des élites et ceux qui avaient combattu Blaise COMPAORE pour la rupture politique avaient déjà pris leurs distances avec ceux qui avaient décidé de soutenir le régime gabégique et incompétent de Roch Marc KABORE.

Aujourd’hui, le pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORE entame, dans une quarantaine de jours, sa cinquième année. Le compteur affiche un résultat excessivement satisfaisant pour les masses et pour toutes les personnes honnêtes. Dire que le Capitaine Ibrahim TRAORE n’a pas profondément transformé ce pays en quatre ans, c’est être malhonnête. Le Burkina Faso est aujourd’hui une Nation fière qui est placée sous orbite et qui est admirée par tous les peuples qui rêvent de souveraineté et de véritable développement. Il y a quelques jours , un ami qui m’écrivait de l’extérieur me disait ceci: » Au début, pour être honnête, je ne croyais pas à votre agitation que je trouvais d’ailleurs puérile. Aujourd’hui, vous êtes la Chine de l’Afrique ». Oui, le mot est juste employé: » Le Burkina Faso est la Chine de l’Afrique ». En décembre 2025, lors de mon séjour en Chine, je disais au Camarade SANFO, Directeur Général Adjoint du budget: » Ce séjour en Chine affine ma conviction que nous sommes sur la bonne voie et que nous pouvons transformer le Burkina Faso »

Mais, l’arbre ne saurait cacher la forêt. Notre histoire de ces quatre glorieuses années a été écrite dans la douleur, dans les épreuves et dans le sang. Je rends hommage à ces hommes et à ces femmes, à ces braves soldats qui sont tombés au front. La lutte contre le terrorisme a fait des morts et autres victimes. Et les attaques terroristes qui ont fortement reculé, continuent d’endeuiller parfois notre Nation. Notre vaillante armée dans sa recomposition est désormais sur l’offensive et maîtrise toutes les zones qui subissent encore des attaques terroristes. Ce fait est très important. En ville, sur le front civil, le début du pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORE fut très difficile. Et nous ne devons pas oublier où nous avons quitté..Que de complots déjoués courant les années 2023 et 2024? Que d’attaques? Que de contre communication? Il faut le dire: les médias, surtout privés, ont été nos pires adversaires. Les journalistes nous ont rendu la tâche très difficile. Habitués aux théories marxistes et aux pratiques impérialistes, les médias privés et leurs journalistes nous ont combattus et il a fallu la ferme détermination des hommes et des femmes honnêtes et sincères à travers les réseaux sociaux et certains plateaux télévision pour relever le défi de la communication. Les Wayiyans et les BIR C ont été très déterminants dans cette lutte. Et nous devons reconnaître en toute modestie, l’engagement des hommes et des femmes qui ont créé et animé le Rassemblement des Intelligences pour la Souveraineté de l’Afrique (RISA). La qualité des ressources humaines de cette association a été décisive dans la guerre de communication.

Je le dis toujours : si le Capitaine Ibrahim TRAORE devrait tomber, cela devrait se passer en 2023 ou en 2024. On faisait face à l’adversité et à la perfidie dans toute leur nature et leur détermination. Aujourd’hui, je suis content de voir des hommes et des femmes qui nous ont combattus en 2023 et en 2024 chanter la Révolution avec fierté. Je suis content de voir des gens qui sont venus me dire dans mon cabinet: » SIGUIRE, ne soutiens pas les militaires, tu vas salir ton image et ta renommée » occuper des postes de communicateurs ou de communicants. Je suis content de voir des gens qui ont dénigré le pouvoir sur des plateaux télé bénéficier de soutiens pour faire des tournées de sensibilisation dans les régions. Je suis content et très content. C’est nous qui avons remporté la victoire. Quand ils nous rencontrent, ils font preuve d’humilité. Certains demandent à nous rencontrer comme pour rétablir les relations ou pour demander pardon. Ce conflit est de la nature de la société humaine. Nous avons traversé les moments les plus difficiles dans ce combat. Nous avons déjoué les traquenards, les embuscades. Le terrain fut difficile et nous avons survenu à de multiples attaques.

La RPP a-t-elle pourtant échappé à tous les coups, à tous les complots ? Non! Vivre, c’est affronter les difficultés. Et la RPP est en marche. Si la Révolution rayonne aujourd’hui et embarque avec elle des hommes et des femmes qui étaient ses adversaires, sinon ses ennemis hier, les autorités de la Révolution doivent continuer à avoir comme valeurs la solidarité, la fraternité et l’union. Un Révolutionnaire n’est jamais seul et un Révolutionnaire seul avance difficilement. La Révolution, c’est l ‘engagement des hommes et des femmes qui ne sont pas parfaits, mais qui visent un même objectif. Les conflits, les épreuves et les difficultés ne divisent pas les Révolutionnaires. Ils affermissent leur foi, leur engagement et leur sens du sacrifice. Les épreuves sont la mesure des vrais révolutionnaires. Plus ils souffrent,plus ils sont attaqués, plus ils sont endurants. Un homme qui abandonne, qui quitte, qui trahit n’a jamais été un Révolutionnaire. Un Révolutionnaire ne trahit pas la cause de sa mission.

Toutefois, la Révolution a ses piliers fondamentaux qui la font tenir et sur lesquels elle avance malgré les difficultés et les épreuves. La solidarité est l’un des piliers de la Révolution. Les Révolutionnaires souffrent ensemble et mangent ensemble. Ils se partagent ce qu’ils ont. Un Révolutionnaire ne rêve pas de construire des villas, il ne rêve pas de belles voitures, il rêve de soutenir son frère ou sa sœur révolutionnaire pour qu’il ou qu’elle ait le nécessaire pour ne pas perdre sa dignité. La Révolution, ce n’est pas de la privation, c’est le partage. Un avare, un homme méchant, un jaloux, un homme qui ne s’engage pas à aider sincèrement les autres ne peut pas être un Révolutionnaire pendant des dizaines d’années. Il est révolutionnaire de circonstance. Il finira par abandonner l’équipe. S’il est une autorité – ministre ou Président d’institution -, il est alors Révolutionnaire parce qu’il détient une parcelle de pouvoir. Le jour où il sera déchargé, il va abandonner. En 2025, nous étions un jour à Koulouba pour la cérémonie de montée des couleurs. A la fin de la cérémonie, juste après le retrait du Camarade Président Capitaine Ibrahim TRAORE, un homme s’est écroulé sous son poids. Les gens ont eu peur. Les agents de santé de la présidence ont vite réagi pour l’évacuer. Quelques jours plus tard, je reçois l’appel de cet agent qui me dit: » Bonjour Monsieur SIGUIRE, je suis ton parent. Je viens de Ouahigouya. Je vais bien
après ma chute de la dernière fois. Je te demande de transmettre mes remerciements à ton Président Bassolma BAZIE qui m’a appelé pour s’encquérir de mes nouvelles sur ma santé. Il m’a aussi fait un transfert. Vraiment, j’ai une grande admiration pour ton Président ». Voilà le Révolutionnaire. Il est même là où on ne l’attendait pas. Cet agent qui s’était écroulé n’est pas de la Commission Nationale. En décembre 2025, lors du sommet des Chefs d’État à Bamako, j’avais reçu des frais de mission en y allant. Arrivé à Bamako, les autorités maliennes ont pris en charge notre logement et notre restauration. J’avais alors de l’argent et j’ai enlevé trois cent mille francs pour soutenir certains camarades de lutte qui y étaient. Cette somme, je l’ai complètement partagée aux camarades.

Ce n’est pas pour se vanter. La Révolution se vit. Elle n’est pas une simple gouvernance technique. Elle est une gouvernance humaine. Il est facile aujourd’hui d’avoir des techniciens. Il est difficile d’avoir des humanistes et ce sont les humanistes qui font la Révolution et non pas les techniciens. Le pouvoir politique de la Révolution doit être confié à ceux qui aiment les hommes, à ceux qui sont prêts à aider, à soutenir, à secourir. Quand nous organisons un atelier à la Commission Nationale hors de Ouagadougou, quand le Président BASSOLMA arrive, sa première préoccupation, c’est comment les participants sont traités lors de cet atelier. Sont-ils dans des conditions pour bien travailler ? Sont-ils en sécurité sur les lieux? Une Révolution est une dynamique humaine. Elle n’est pas mécanique. Aujourd’hui, le défi de notre Révolution,c’est la solidarité dans l’union et la fraternité. Si nous sommes tous sincères, nous devrions être solidaires et unis autour du Capitaine Président Ibrahim TRAORE. Et chacun a sa mission dans cette dynamique révolutionnaire. Et toutes nos missions sont importantes et se complètent. Si aujourd’hui, quelque chose venait à arriver à notre Révolution, le mal ne viendrait pas de nos ennemis d’hier, de nos détracteurs, des valets locaux, il viendrait de nos rangs, de l’égo de certains ou de la suffisance des autres. Mais, Dieu est Grand. Et nous vaincrons toutes les adversités.

Adama Amadé SIGUIRE
Écrivain Professionnel
Consultant/ Expert en diplomatie, médiation et gouvernance éthique
Enseignant de philosophie.

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