Nigeria : Il voulait devenir riche grâce à des strings : la police le ramène sur terre.
Muktar Shehu, 27 ans, croyait bien faire. Dérober 27 sous-vêtements féminins, c’était, selon lui, la clé de la fortune. Sauf que la police ne rigole pas avec les dessous…
Il y a des vols qui laissent perplexes. Celui de Muktar Shehu, 27 ans, dans le quartier de Zango à Jimeta, au nord-est du Nigeria, en fait partie. Le jeune homme s’est introduit chez sa voisine, Halima Yakubu, pour y dérober… 27 pièces de lingerie.
Pas d’argent. Pas de bijoux. Pas de téléphone. Non. Des strings, des culottes, des soutiens-gorge. Un butin pour le moins… léger.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Interpellé par la police et présenté devant la Chief Magistrate Court 3 de Yola, le suspect a avoué le mobile de ce cambriolage très spécifique : il voulait utiliser ces sous-vêtements pour un rituel occulte. Parce que, visiblement, les grigris traditionnels ne suffisaient plus, il a décidé de miser sur la lingerie de sa voisine.
Le « Yahoo Plus » : quand la magie noire rencontre le cybercrime
Pour les non-initiés, ce rituel s’inscrit dans ce qu’on appelle au Nigeria le « yahoo plus ». Une pratique qui mêle l’arnaque en ligne et l’occultisme pour, croient les adeptes, décupler leurs gains frauduleux.
L’idée est simple : plus vous avez de sous-vêtements volés, plus vous êtes puissant. On imagine le jeune homme, avec son stock de 27 culottes, se prendre pour un sorcier version 2.0. Malheureusement pour lui, la seule chose qu’il a réussi à décupler, c’est l’attention de la police.
Le procureur Danjuma Hamidu, lui, ne s’est pas laissé attendrir. Il a poursuivi Shehu pour vol, violation de domicile, et surtout pour « criminal charm » – une charge qui punit l’usage d’objets occultes dans une intention frauduleuse. En clair : voler des sous-vêtements, c’est déjà mal. Mais en plus les utiliser pour des rituels, c’est carrément illégal.
Ce fait divers n’est malheureusement pas si rare au Nigeria. Depuis quelques années, des jeunes hommes se spécialisent dans le vol de dessous féminins, croyant dur comme fer que ces objets leur apporteront richesse et pouvoir. Des cas similaires ont déjà été signalés à Lagos, Delta, Ogun, et même Anambra.
Les pauvres femmes n’osent plus étendre leur linge dehors, de peur de se faire dérober leur petite culotte préférée par un apprenti sorcier en quête de succès.
Quant à Muktar Shehu, il a été placé en détention provisoire. La prochaine audience devrait déterminer si ce rituel lui vaudra une peine de prison, ou s’il aura une chance de se racheter… sans les sous-vêtements.
En attendant, une question demeure : avec 27 culottes volées, pourquoi n’a-t-il pas réussi à rendre son forfait invisible ?
Source : loeildusahara.com

