Pourquoi Pô est si fan du Cde Ibrahim Traoré : du Capitaine Thomas Sankara au Capitaine Ibrahim Traoré
L’histoire des grands hommes est cohérente.
Il y a pile 50 ans en 1976, le Capitaine Thomas Sankara, juste après l’installation du Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) à Pô, faisait un forage dans la ville frontalière du Ghana pour soulager la population.
Aujourd’hui en 2026, soit 50 ans après, un autre capitaine, le Cde Ibrahim Traoré offre un barrage à Pô.
En effet, il y avait des disputes entre les femmes de Pô et la troupe commando de Sankara au sujet du tour de rôle pour puiser l’eau des puits. Les militaires s’estimaient prioritaires, ce que Sankara désapprouvait en insistant sur la discipline selon l’ordre d’arrivée au puits. Le forage de 1976 était donc pour venir en aide aux populations locales, y compris les commandos de Sankara.
Laissez-moi vous informer que Sankara avait réalisé le forage sans aucune procédure administrative, qu’il jugeait longue et bureaucratique. Usant de ses propres relations, il fit faire le forage et présenta directement la facture au président Lamizana, qui puisa les fonds dans la caisse de souveraineté du président pour que l’entreprise soit payée.
Les populations de Pô retrouvent Sankara étant donné que le dernier est une prophétie du premier. « Honte à celui qui ne fait pas mieux que son père, » clamait Thomas Sankara lui-même. Cette phrase peut être analysée sous un angle prophétique. Sankara avertissait les Burkinabè que, si un jour quelqu’un se réclamait de lui, il devrait pouvoir faire mieux que lui, Sankara. Et le Cde Ibrahim Traoré passa du forage au barrage, prouvant qu’il est un fils spirituel du guide de la Révolution d’août 1983.
Pô est une ville spirituellement révolutionnaire et de grandes amitiés. C’est en exerçant dans cette ville que Sankara s’était marié. Au mariage de Sankara à Ouagadougou, une forte délégation de jeunes de Pô fit le déplacement de Ouagadougou.
Entre-temps, Sankara était devenu président. Quand la rumeur grandissait disant qu’il y avait un désaccord entre le mentor Sankara et son disciple Compaoré, la population de Pô convoqua Sankara l’ami et président pour mieux comprendre. Sankara y alla et déclara que ce n’était que des rumeurs.
Quand Sankara fut assassiné, Pô pleura pendant longtemps.
Blaise Compaoré alla plus loin en supprimant le CNEC en 1994, et Pô pleura encore. Mais il fut ressuscité 30 ans plus tard en 2024 par le Cde Capitaine Ibrahim Traoré. Une résurrection qui créa une grande joie à Pô. Ainsi, Pô voit en Ibrahim Traoré un autre Sankara.
En 1985, Sankara avait honoré Pô en y créant l’académie militaire Georges Namoano, une école qui reste une vitrine militaire de la sous-région.
Quand Blaise Compaoré fut chassé du pouvoir, il essaya de regagner Pô, mais c’était sans compter avec la loyauté de Pô… Pô se vengeait enfin.
Ce n’est certainement pas pour rien que le guide de la RPP a érigé à Pô l’école de guerre du Pays des Hommes Intègres.
Le Cde Ibrahim Traoré est lui-même un produit militaire fini de Pô. Vous comprenez donc l’amour de Pô pour le Cde Ibrahim Traoré, la réincarnation de l’ami assassiné.
Il y a plein d’histoires sur Pô et Thomas Sankara… et à l’allure où vont les choses, il y en aura encore et encore.
Pô est l’épicentre des révolutions burkinabè, et le passage du forage au barrage symbolise la maturité de la révolution sous la guidance du Cde Ibrahim Traoré. La résurrection et la naissance de l’école de guerre à Pô ne sont pas symboliquement anodines, car cela traduit la vraie quête de la souveraineté, parce que l’armée est l’outil qui protège et défend tous les acquis de l’indépendance et de la souveraineté.
La semaine prochaine, je vais vous conter une autre histoire de Pô et Sankara que le Cde Ibrahim Traoré met en évidence aujourd’hui.
La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons !
Salam Dondansse



