Guinée- France -AES La polémique enfle autour des médias qui accompagnent la diplomatie française, désormais pris dans le piège qu’ils ont eux-mêmes construit.
Le constat dénoncé par plusieurs observateurs est clair: France 24 et d’autres médias publics français n’ont jamais qualifié les dirigeants de transition de Guinée, du Gabon ou du Tchad de « chefs de la junte ».

En revanche, pour le Burkina Faso, le Niger et le Mali, l’expression « chef de la junte » était systématique, alimentant les accusations de double standard évident.
Un journaliste qui n’aurait certainement pas maîtrisé la nuance éditoriale entre la Guinée et, par exemple, le Mali, a qualifié le chef de l’État guinéen de « président putschiste ».
Une formulation jugée insultante par les autorités guinéennes, qui ont suspendu le média immédiatement.
Face à la crise, la directrice de France 24, Vanessa Burggraf, a adressé une lettre d’excuses, qui pour certains analystes tourne au comique:
« Un de nos journalistes a employé un qualificatif inexact… Cette faute était dépourvue de toute intention… Nous comprenons votre mécontentement… Ce n’était pas notre intention ».
Elle affirme que France 24 s’est conformée aux demandes de la HAC, et que la correction a été faite « dans les brefs délais ».
Mais pour beaucoup, le flagrant délit est là: Désormais, les présidents du Burkina Faso, du Niger et du Mali ne seront-ils plus qualifiés de “chefs de la junte”?
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