Récit d’un procès : Condamné pour avoir tué son ami par une gifle, il fait appel pour demander la clémence de la cour
Condamné en première instance à sept ans d’emprisonnement, dont trois ans ferme, pour des faits de coups mortels ayant entraîné le décès d’un homme à la suite d’une gifle, un jeune de 22 ans, résidant au Togo (un village dans la zone de Diébougou) a comparu devant la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso. Tout en reconnaissant les faits, il a imploré le pardon de la justice, estimant n’avoir jamais voulu provoquer une telle issue.
Le lundi 27 juillet 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a examiné le recours introduit par Maël (nom d’emprunt), condamné le 28 janvier 2026 à sept ans de prison, dont trois ans ferme et d’une amende de 3 000 000 FCFA pour des coups mortels.
Âgé de 22 ans, célibataire et sans enfant, le jeune homme, originaire des environs de Diébougou, est revenu devant les juges dans l’espoir d’obtenir une réduction de sa peine.
À la barre, Maël a expliqué que son appel était avant tout motivé par une volonté de demander pardon. « Je demande pardon, car je ne savais pas que cela allait arriver jusque-là. Entre le défunt et moi, il n’y avait pas cela », a-t-il déclaré avec émotion.
Le témoin fait appel pour réclamer le remboursement de ses dépenses lors des funérailles
L’audience a également été marquée par l’intervention de Malkom (nom d’emprunt), témoin lors du procès en première instance, qui a lui aussi interjeté appel du premier jugement.
Interrogé par le procureur général sur les raisons de sa démarche, il a indiqué vouloir obtenir le remboursement des dépenses engagées pour la prise en charge du défunt.
« Je réclame 699 184 FCFA correspondant aux frais engagés, auxquels s’ajoutent 100 000 FCFA pour les dépenses liées aux cérémonies funéraires que je n’ai pas pu entièrement comptabiliser », a-t-il expliqué, en produisant des ordonnances médicales comme justificatifs.
Le ministère public a toutefois estimé cet appel irrecevable, rappelant que l’intéressé était intervenu comme simple témoin en première instance et n’avait formulé aucune demande d’indemnisation ni au cours de l’enquête, ni devant les premiers juges.
Le parquet demande la confirmation de la peine
Le parquet général a en revanche jugé recevable l’appel de Maël, tout en estimant que la peine prononcée en première instance était déjà empreinte de clémence au regard de la gravité des faits.
Selon le ministère public, il n’existe aucune raison de réduire davantage la sanction et il a requis la confirmation intégrale de la décision rendue le 28 janvier 2026.
De son côté, l’avocat de la défense a plaidé en faveur de son client. Il soutient que le décès est intervenu à la suite d’une simple gifle et qu’aucun élément du dossier ne démontre l’utilisation d’un objet ou une volonté de donner la mort.
La décision de la Cour est attendue le 3 août 2026.

