SECURITE ROUTIERE : Yatenga : Les populations s’interpellent sur l’importance du port des casques à Ouahigouya.
Tout est parti de ce décret de loi du 30 novembre 1978, portant sur le port des casques, notamment le décret n°78-107/PRES/TPTU. Ce décret devenu désormais une loi après adoption à l’ALP vise à protéger la vie de chaque Burkinabè contre les accidents de la route. Les conséquences néfastes liés aux accidents de la route n’est plus un secret de polichinelle pour personne. Tout âme consciente doit comprendre que rien ne vaut la vie et pour cela, il y va de soi d’assurer sa propre sécurité routière. C’est dans cette dynamique que semble s’inscrire la loi portant sur le port obligatoire des casques pendant la circulation conformément à la vision du Camarade le Capitaine Ibrahim TRAORE et de son Gouvernement. Depuis l’entrée en vigueur de cette loi, les acteurs de la sécurité routière ne cessent de mettre le bouchon double pour que la mise en pratique de cette loi soit effective sur toute l’étendue du territoire national].
Un proverbe Mossé affirme ceci : ‘’ Koango yêlèm – t i-yônré la guèla ’’, traduit en français : ‘’ la pintade dit que c’est parce qu’elle vie qu’elle pond des œufs’’. Ceci pour certifier l’importance de la vie. Fort malheureusement, selon notre constat dans la belle cité de Naaba – Kango, il y’a encore certaines personnes qui au lieu de penser à la préservation de leurs vies ainsi que celles de leurs familles, mais aussi la vie des autres, malgré les différentes sensibilisations sur l’importance du port des casques, jouent toujours à la sourde oreille. D’autre jouent ‘’ au chat et la souris’’ par peur de la répression des agents de sécurités routières en contournant des artères. Sur ce point, certains habitants de la ville de Ouahigouya se prononcent sur l’importance du port des casques, même si d’aucuns évoquent des malaises à sa portée.
« Bientôt la répression fera place à la sensibilisation ».

Pour Sidiki Ouédraogo, usager de la route, « nul n’a besoin de le dire, le port du casque est une nécessité. Même si le casque ne protège pas tout le corps, au moins en cas d’accident grave, si la tête est protégée, vous avez la forte chance de survivre, même si vous êtes victimes d’autres blessures. Par ailleurs, j’invites les populations d’avoir la bonne volonté de porter les casques, car il y va de notre intérêt. J’interpelles également les responsables de familles et les parents d’élèves à prendre conscience de l’importance du port des casques, afin d’éviter les accidents de la route qui peuvent les mettre dans des situations vraiment déplorables. Surtout avec la rentrée scolaire qui s’annonce il faut que des mesures fortes soient prises pour amoindrir les cas d’accidents de la route, car la circulation routière deviendra plus dense. Il y’a aussi des gens qui au lieu de porter leurs casques, les accrochent soit sur le porte-bagage de leurs motos soit sur les rétroviseurs ou encore à leurs bras.
Je les exhorte d’abandonner cette pratique au détriment des accidents de la circulation. ‘’Donc, porter le casque, c’est de protéger sa propre vie, la vie de sa famille et celle des autres’’, a-t-il confirmé. Il poursuivi que ‘’Pour lui, il faut faire recoure à la répression pour mettre les brebis galeuses dans les rangs, surtout les récalcitrants et les jeunes qui s’adonnent à des pratiques bannies par le code de la route. Si les populations ne veulent pas se conformer à ladite loi, sous prétexte des dires infondées, il faut que les gouvernants passent nécessairement à la répression et punir sévèrement les contrevenants selon leurs forfaits, car nulle n’est censé ignorer la loi a-t-on l’habitude de dire. La sécurité des biens et des personnes est une loi fondamentale pour les Burkinabè et un devoir pour le gouvernement », s’est-il exclamé.
Selon Madame Safiatou Ouédraogo, usager également a apprécié l’initiative du port des casques et condamner les contrevenants en ces termes : ‘’ le port du casque n’a jamais fait l’objet de nuisance comme le disent certaines personnes. C’est une question d’habitude et j’en profite pour m’adresser particulièrement aux femmes et aux jeunes filles qui prétextes de leurs coiffures comme un obstacle pour le port du casque. C’est purement et simplement un manque de volonté, et de choix entre la vie et la mort je dirais ! Tout en prenant l’exemple sur sa personne qui porte des mèches comme coiffure, elle affirme ‘’n’avoir pas, ou du moins pour le moment oublié son casque. Et toutes sortes de coiffures que je fais ne m’a jamais empêchée de porter mon casque. Si je suis seul je porte mon casque. Mais si je dois sortir avec ma fille, je la fais porté mon casque conformément aux exigences de la loi en vigueur. Donc la réprimande aux contrevenants sera salutaire car elle n’est pas de la méchanceté, cest une aide aux usagers pour qu’ils ne soient victimes des accidents de la circulation ’’. S’est-elle prononcé.
« Soyons prudent car le phénomène du vol de casque prend de l’ampleur à Ouahigouya »
Quant à Porgo Abdoul Rasmané citoyen, ‘’nous apprécions l’initiative du port des casques. Quand on connait la valeur de la vie on se doit de la protéger. Mais une chose est de porter le casque une fois en circulation, mais il faut également souligner ce phénomène de vol des casques que nous avons constaté vu que moi-même j’ai été victime de vol de casque près de quatre fois à des différents endroits. C’est vraiment frustrant quand j’y pense ! Ce qui fait qu’il y’a à peu près deux semaines de cela que je circule sans casque avec la peur au ventre pas par peur de la répression mais plutôt pour ma propre sécurité. N’ayant pas le choix, je compte me le procurer les jours à venir pour éviter toute éventualité. Car comme le disait Norbert Zongo, ‘’le voleur à raison, c’est vous qui vous êtes laissé voler ! Cela m’a servi de leçon et j’interpelle aux populations à être vigilant pour éviter ce phénomène de vol de casque’’ s’est-il confié.
Et à Amadé Ouédraogo, un sexagénaire, ancien cycliste, citadin de la ville de Ouahigouya d’ajouter que : « qu’aucun accident n’est prévisible et le port du casque n’est pas une question de maquillage de la tête, encore moins de plaire ou non à qui que ce soit. Il est avant tout un bouclier de la tête. Sur ce, continua-t-il, ‘’ le port du casque est une nécessité à ne pas négliger. J’étais un ancien cycliste et j’ai compris très vite l’importance du port des casques lors des courses. Depuis lors que je sois à vélo ou à moto j’ai toujours porté le casque qui convient. A Ouahigouya, il faut en plus des sensibilisations, la répression pour que les contrevenants puissent se conformer à la loi en vigueur. Nous entendons dire souvent certaines personnes que lorsqu’ils portent les casques ils n’entendent pas les klaxons des véhicules ou des motos. D’aucuns disent se sentir mal à l’aise lorsqu’ils en portent. A mon humble avis, c’est une question d’habitude et de prise de conscience. ‘’Ne dit-on pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron ? ’’ il y a aussi le phénomène du port des casques des conducteurs des tricycles y compris leurs passagers que l’état doit revoir la formule. Certes, certains conducteurs en porte, mais avec près de sept à dix passagers sinon plus à bord, si toutefois un cas malheureux se produisait en circulation, le conducteur ne doit pas être le seul à mériter la vie sauve ! et le cas des passagers victimes que faire ? Donc nous lançons un cri de cœur au gouvernement de prendre des dispositions pour accompagner les intéressés tout en règlementant cette situation qui est aussi un cas particulier sinon le pire risque de survenir.

« Désormais, les équations liées au port obligatoire des casques trouveront des solutions »
En rappel, il est à noter que selon MSECU-BF, la situation des accidents de la circulation routière à la date du mois de Janvier en Août, fait état de 14.403 d’accidents constatés. 11.803 blessés et 841 cas de décès. Ces données sont inquiétant quand on connait la valeur de la vie. Par conséquent la plus grande prudence est recommandée, car la route tue certes, mais nos comportements inciviques en déphasage avec les principes de la sécurité routière nous conduisent à des actes regrettables si l’on y prend garde !
Heureusement, les équations pour le port obligatoire des casques trouveront des solutions désormais. Ainsi, selon un communiqué publié par le Camarade Ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana en date du 15 septembre portant obligation stricte du port des casques pour tous les conducteurs d’engins à deux roues sera une évidence. Sur ce, les contrevenants seront verbalisés et condamner à payer une amende de 3.000 Fcfa et leurs engins seront également mobiliser. Cette mesure prendra effet à partir du 1er octobre 2026. Alors, un homme prévenu en vos deux et à bon entendeur salut !
Par S.O. Mohamed Zangbé
(Correspondant)