GHANA :Le président John Dramani Mahama a annoncé avoir obtenu de la Commission de l’Union africaine l’inscription des attaques xénophobes en Afrique du Sud à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’organisation continentale. Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre Accra et Pretoria.
Lors d’un entretien avec le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, le chef de l’État ghanéen a estimé que les violences visant des ressortissants africains ne pouvaient être ignorées et qu’un débat continental était nécessaire pour rechercher une réponse commune.
Le différend entre les deux pays s’est intensifié après le rapatriement de plus de 900 ressortissants ghanéens ayant quitté l’Afrique du Sud, ainsi que la diffusion de vidéos montrant des agressions contre des migrants africains. Accra affirme également qu’un citoyen ghanéen a perdu la vie lors des violences, une version contestée par les autorités sud-africaines.
La crise dépasse désormais le cadre bilatéral. Le Nigeria, le Malawi, le Mozambique et le Zimbabwe ont eux aussi organisé le retour de certains de leurs ressortissants, alors que des groupes sud-africains réclamaient le départ des migrants en situation irrégulière. Selon les estimations, près de 25 000 personnes auraient quitté le pays.
Le Ghana estime qu’une réponse coordonnée de l’Union africaine est indispensable pour lutter contre la xénophobie, protéger les citoyens africains et préserver les principes d’intégration et de solidarité sur le continent.
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