23 juillet 2026
Home » Au palais de justice : sa femme témoignage contre lui pour l’envoyer en prison

Récit d’un procès : Sa femme témoigne contre lui pour l’envoyer en prison

La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a examiné, ce mardi 21 juillet 2026, le dossier de Djo (nom d’emprunt). Âgé de 40 ans, résidant au secteur 24 et père d’un enfant, il exerce la maçonnerie comme métier.

Djo est poursuivi ce jour pour des faits de tentative de vol aggravé dans une ferme à Bobo-Dioulasso, faits remontant au 26 mai 2026.

Interrogé à la barre, au premier procès le mardi 7 juillet dernier, celui-ci a affirmé à plusieurs reprises qu’il ne reconnaît pas les faits. Que les effets retrouvé à proximité du lieu de l’infraction n’était pas pour lui. Pourtant sa femme les aurait identifié à la police comme étant les siennes. Pire, il accuse les enquêteurs d’avoir transformé les propos de son épouse.

Ce qui avait conduit le tribunal a renvoyé son dossier au 21 juillet 2026 afin d’auditionner à nouveau sa concubine. Chose faite, mais les déclarations de sa femme confirment encore que celui-ci est coupable au regard des descriptions minutieuses fournies par cette dernière sur le matériel qu’ils ont pu saisir le jour où il tentait d’escalader le mur à 1 h du matin.

Des descriptions à l’image des objets saisis

Selon sa femme : « La moto de Djo est une Sirius 115 noire recouverte d’un tapis de l’équipe de Barcelone. Son sac qu’il utilisait pour se rendre au travail est noir. Notre porte dispose de quatre clés de secours. J’en ai une avec moi et il en a trois avec lui. »

Avant d’être entendue, Djo avait déclaré que la moto retrouvée sur les lieux ne lui appartenait pas, mais que la sienne était à son domicile. Chose que sa femme a réfutée, en estimant que la moto saisie est bel et bien celle de son mari, ainsi que le matériel que les enquêteurs lui ont présenté lors de l’audition.

Du vol au renforcement de la surveillance

Selon le ministère public, le propriétaire de la ferme a confié que c’est à la suite des multiples vols dont il a été victime qu’il a renforcé la surveillance avec des vigiles dans la nuit du 25 au 26 mai 2026.

Selon ses déclarations, le prévenu a surgi à la ferme à 1 h du matin. Il a escaladé le mur et, dès qu’il a vu les vigiles, il a immédiatement ressauté par-dessus le mur et a pris la poudre d’escampette.

Selon le parquet : « Le fait qu’il ait escaladé le mur pour entrer suffit à caractériser la tentative de vol. En plus, le fait qu’il ait choisi 1 h du matin confirme qu’il s’agit d’une tentative de vol aggravée. Sans oublier sa moto et les deux versions de sa concubine. »

Interrogé à nouveau après la lecture de la deuxième version de sa femme, celui-ci a laissé entendre : « Ce n’est pas ma moto. Et ma porte comporte cinq clés. Ma femme en tient une et moi j’en ai quatre en ma possession. »

Le procureur a estimé à cet effet « qu’une faute reconnue peut être pardonnée, mais lorsqu’on persiste à ne pas reconnaître, il nous faut sanctionner de la manière la plus sévère pour sensibiliser les citoyens ».

Dans ses réquisitions, le procureur a demandé au Tribunal de déclarer Djo coupable et de le condamner à un emprisonnement de 7 ans et à une amende de 3 000 000 FCFA, le tout ferme.

Invité à confier son dernier mot, Djo a imploré la clémence du Tribunal : « Je demande pardon. Si je reviens ici à nouveau, faites-moi ce que vous voulez. »

Le Tribunal a pris acte et a mis le dossier en délibéré pour le 31 juillet 2026 à 8 h 00.

Justice Infos Burkina.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!