30 janvier 2026
Home » LIBRE OPINION- BOURZANGA-KONGOUSSI :  LA SECURITE AU SERVICE DE LA SECURITE

Bourzanga ne sera pas effacé de la carte nationale et le Burkina non plus de la carte mondiale.  Aucune prérogative létale n’est aux acolytes du terrorisme. Ils vont perdre devant Dieu et les hommes. La sécurité épaulée à l’échelon régional est une contribution étroite à la sécurité totale. Le Burkina n’est pas un four crématoire pour essayer la tragédie du génocide rwandais.  Que la France se trompe ! Elle ment et elle a tort.

On peut surtout proclamer la fin du terrorisme, exsangue et vidé de sa sève, il est devenu un fantôme qui erre sans destination précise. Les ripostes actives à la place de la passivité d’antan l’ont significativement affaibli. Comme un corps en proie à la lèpre, il est à la défaite. Les autochtones qui ont troqué leur dignité contre la monnaie terroriste sont des traîtres condamnés aux flammes éternelles. En trois étapes, le cœur sans joie sous les angoisses, la dépouille dans la tombe qui écrase les côtes, l’âme sera privée de la vision béatifique.

La bonne nouvelle à mentionner est plutôt la victoire des volontaires pour la défense. Bientôt, la province du Bam connaîtra entièrement : le retour euphorique à des conditions de vie pacifiques et la palingénésie à la coexistence harmonieuse, sous les relations pittoresques des communautés connues pour la vertu des aspirations sublimes et séculaires.

 A Bourzanga convient la gloire pour sa bravoure inlassable. Ses exploits vont droit au cœur, la résilience qui s’y mène contre les locustes terroristes et les épisodes de victoires qui en découlent suscitent une fierté. Maître de son devenir et digne de son destin qu’il a pris en main, ce département ne les perdra pas ; jamais !

Notre mère, Badini Missi Solange, d’ethnie foulga, est native de Bourzanga. Nous y avons notre village maternel. D’où cette fierté filiale qui se justifie davantage par la raison héroïque des forces combattantes que nous magnifions par l’excellence de leur capacité à s’opposer aux sanguinaires de zébrures terroristes. Que Dieu donne toujours de la force divine à la force départementale ! Une bonne plume n’admet pas la paresse quand il s’agit de célébrer la bravoure d’un milieu.  Au nom du lait d’enfance et de la valeur sacrée du sein maternel qui a permis les quenottes, notre conscience se hâte de dédier un hommage vif à toute la zone. Par sa position stratégique, Bourzanga permet à Kongoussi de ne pas succomber. Le chef-lieu ne sera pas profané et piétiné.  Malgré les tentatives hostiles, Kongoussi n’est pas une porte facile. Aucun nid féroce ne traversera pour marcher sur la capitale, Ouagadougou.

Comme nous l’avons dit dans une lettre introduite à l’Onu, la France n’aura pas la peau du capitaine Ibrahim Traoré. Le motif épistolaire stigmatise les abus de l’Otan et de l’Onu et met en garde le fanfaron Volodymyr Zelenski contre ses turpitudes et les chantages d’ivrogne émis depuis Ukraine. Il ne faut pas jouer avec le Burkina et c’est illégitime de dénigrer la dignité africaine. La France a très tort, son hégémonie arbitraire qu’elle diversifie est nulle et non avenue. Trafiquant d’armes, acheteur de mercenaires et de sicaires, ce pays a sa main dans les faits de terreur et de déstabilisation. Tenant à tant dans son collimateur, elle s’emploie à empoisonner les relations mondiales et à mépriser la fusion africano-russe. La France se prend pour le nombril du monde, pourtant on a besoin que son hypocrisie encombrante se taise au lieu de persister à casser les tympans.

Chaque nation a le droit de disposer d’elle-même, librement. Au célèbre président Ibrahim Traoré nous disons ce qui a été déjà dit aux célèbres présidents Vladimir Poutine et Assimi Goïta : « L’enfant d’un lion est un lion, il porte les poils héroïques de son père et non les plumes maladives d’une poule en voie d’extinction. » Aucun pays du sahel ne sera le butin aisé pour la prédation colonialiste. L’avenir du Burkina prendra l’allure authentique que les dirigeants ont optée pour lui par le choix conforme du peuple.

Toutefois, l’assainissement moral et la perfection des habitudes sont nécessaires. La méchanceté est multiple et inadéquate. Le président Ibrahim a fustigé ce vice insatiable. Elle ne sert à rien de bénéfique, ses effets sont abominables et obscurantistes. Sévissant au détriment de la société, elle est en soi une goule terroriste. La violence occulte fait des victimes, malgré l’église catholique qui prône son abolition. Si on voit un garçon violer la matrice d’un âne femelle, c’est une force étrange qui l’a poussé vers l’ânesse. Une queue noire attachée avec un fil suffit à agresser des innocents. Si un individu pèche par un inceste, un fétiche est la cause des rapports sexuels avec sa sœur. En convertissant le mal en bien, le pays serait un havre si visité. C’est clair, à condition que chacun y mette le sien et de la bonne foi.

A l’unisson, on parvient à soulever un toit à poser sur une case. La gloire de demain repose sur la vertu du présent et c’est à la splendeur des actes que l’on reconnaît la beauté d’un peuple. La stabilité implique les soins issus des masses démographiques qui partagent la réalité territoriale d’une même localité. Il n’y a pas de bonheur individuel dans un malheur pluriel. Nous devons faire du Burkina un éden pour tous et non un pandémonium.

Tout en attachant une considération infinie à Bourzanga, il sied d’acclamer encore ses enfants et leur combativité par un chant de gloire. Les performances dont ils font preuve sont mémorables et ils sont à la hauteur de l’attention à eux attribuée. Que la terre soit légère pour nos frères tombés au champ d’honneur ! Le paradis est à eux. Le Burkina ne sera jamais asservi. Le rendement d’une région à une cause fait honneur à l’engagement total du pays, chaque victoire obéit au principe fondamental de la souveraineté. Bourzanga est une représentation exemplaire. Son action vaillante aura raison du syndrome terroriste et ses prouesses seront notées aux archives des hauts faits de la sécurité nationale.

Enfin, force est de rester invulnérable. Le désengagement et la démission sont de pires postures pusillanimes à briser. Bourzanga n’a pas droit à la moindre inadvertance, il doit veiller au grain, jusqu’au bout. Aucune tolérance ne permet au président de rebrousser chemin. En mission de paix qui l’a mis à la place qu’il faut, le capitaine Ibrahim Traoré est désigné à poursuivre son œuvre sans flancher. Toute abdication est un manquement grave à l’espérance nationale et un déshonneur inadmissible à l’image du pays.

Par Cyrille Ouédraogo, écrivain

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