30 janvier 2026
Home » L’Education : Un puissant moyen pour réduire l’inégalité entre homme et femme

l'inclusion des femmes dans tous les secteurs favorise une lutte efficace contre la pauvreté

 263 millions d’enfants et de jeunes sont non scolarisés, dont 130 millions en Afrique, selon les nouvelles données recueillies par l’Institut de la Statistique de l’UNESCO (ISU) en 2016. Les questions telles que la pauvreté, les guerres et les stéréotypes culturels continuent de constituer des obstacles à l’accès des enfants à l’éducation. (Source : Association pour le Développement de l’Education en Afrique).

Dans le passé, le développement des systèmes éducatifs en Afrique a ignoré les femmes. Cela se constate clairement dans les disparités criantes qui marquent les taux d’accès, de rétention et d’achèvement des garçons et des filles. Pendant très longtemps, les filles ont représenté la plus grande partie de la population d’enfants exclus de l’éducation. Les toutes dernières données de l’ISU révèlent que l’Afrique héberge plus de la moitié des enfants non scolarisés et en âge de fréquenter le primaire dans le monde. Dans la région, la moitié de ces enfants n’a jamais été inscrite à l’école et est susceptible de ne jamais y aller, faute d’incitation supplémentaire. Les filles sont davantage susceptibles (56 %) de n’avoir jamais été inscrites à l’école que les garçons (42 %). Ces statistiques criantes corroborent le fait que l’absence des femmes lors du développement des systèmes d’éducation et de formation en Afrique a eu des conséquences non négligeables sur les inégalités dans le secteur, et donc sur le développement socioéconomique du continent. L’éducation des femmes est aujourd’hui le moyen le plus efficace de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes et de garantir l’entière participation des femmes dans le processus de développement socioéconomique.

Les politiques pour combler le fossé en matière d’égalité des sexes

On constate une importante évolution vers l’inclusion des femmes et des droits des femmes dans les décisions clés en matière d’éducation. Le Protocole de Maputo et d’autres cadres importants de l’Union africaine expriment la nécessité de combler le fossé entre les hommes et les femmes en matière d’éducation et dans d’autres secteurs, ainsi que de renforcer l’importance de l’inclusion des femmes dans les processus décisionnels. Ces documents ont instauré le rythme et l’espace adéquats pour que la voix des femmes soit entendue sur les questions de développement de l’Afrique. Les États africains ont également élaboré des politiques qui reconnaissent le rôle des femmes dans les systèmes éducatifs. Ces politiques ont permis des actions de discrimination positive à tous les niveaux de l’éducation avec l’attribution aux femmes davantage de postes à différents niveaux des institutions pédagogiques et la réintégration des mères adolescentes à l’école. Des dispositions ont également été prises en faveur d’environnements non discriminatoires, certains États instaurant des lois et des directives afin de prévenir et de limiter la Violence scolaire liée au genre (VSLG). Par ailleurs, plusieurs pays mettent en place des budgets prenant en compte l’égalité entre les sexes et réservant aux femmes des postes au sein de leur ministère en charge de l’éducation et de leur parlement, comme c’est le cas au Rwanda et au Kenya. Les femmes sont également nommées à la tête d’institutions pédagogiques. Ces progrès sont considérables, mais il reste beaucoup à faire pour pallier les inégalités entre les sexes au sein des systèmes éducatifs en Afrique. Les femmes devraient également, non seulement avoir un espace où elles se sentent à l’aise pour faciliter leur action, mais aussi se soutenir entre elles au sein des structures décisionnelles et de mise en œuvre des politiques décidées.

Atteinte de l’égalité entre hommes et femmes

Pour atteindre la véritable égalité hommes et femmes, il faut lutter contre les stéréotypes sexistes et encourager la mixité professionnelle, favoriser la création d’entreprise par les femmes, lutter contre les violences faites aux femmes au travail et prendre en compte l’impact des violences sur la carrière des femmes et développer les coopérations locales. Au Bangladesh par exemple, les investissements dans la planification familiale ont contribué à améliorer la santé des femmes, faire reculer la mortalité infantile et relever le taux de participation féminine dans la population active. Ces avancées devraient permettre de doper la croissance de pratiquement 2 % au cours des dix prochaines années. En Amérique latine et aux Caraïbes, le taux de participation des femmes à la vie active a augmenté de 7 points de pourcentage entre 2000 et 2012, une performance attribuée selon la Banque mondiale à un recul significatif de 30 % de la pauvreté extrême dans la région et à une réduction des inégalités de 28 % depuis dix ans.

Éléments rassemblés par Bernadette W GANSONRE

in La Cohésion 2023

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