« Contexte sécuritaire et humanitaire : quelle contribution de l’ONSL pour un syndicalisme résilient ? », c’est sous ce thème que s’est tenu le 16 mai 2026, le congrès extraordinaire de l’Organisation Nationale des Syndicats Libres (ONSL) . C’était à la Bourse du Travail de Ouagadougou. Un Congrès qui a connu la présence des délégués venus des régions du Burkina.

C’est connu, depuis quelques semaines, le gouvernement burkinabè est en train de « nettoyer » le milieu associatif avec la suspension de près d’un millier d’associations qui ne sont pas à jour vis-à-vis des textes en vigueur. Le milieu syndical n’est pas en marge de ce « nettoyage » administratif. Le gouvernement à même donner jusqu’au 15 juillet 2026 aux associations pour se conformer aux nouveaux textes en vigueur.


L’ONSL qui se veut une organisation légaliste se devait de respecter les textes. C’est dans cette dynamique que congrès a été organisé. Mais situation nationale obligé le congrès s’est penché sur un thème d’actualité en lien avec le contexte sécuritaire et humanitaire. Pour le secrétaire général de l’ONSL, Ernest Tagnabou, le congrès de l’ONSL devait initialement se tenir en 2027, mais vue la décision du gouvernement, il faut tout faire pour se conformer aux nouveaux textes. C’est pourquoi, le Bureau exécutif a décidé de convoquer le congrès extraordinaire, afin d’assurer de façon légale la continuité des activités.

Face aux défis sécuritaires, humanitaires et sanitaires, l’ONSL entend renforcer son rôle de sensibilisation, de solidarité et de négociation avec l’État afin de consolider la résilience sociale, a foi du secrétaire Général Ernest Tagnabou. Le Président d’honneur de l’ONSL, Paul Kaboré, par ailleurs, président du congrès n’a dit autre chose quand il a souligné que le congrès a été organisé pour « se conformer aux textes en vigueur ». Ce qui implique la relecture des textes et le renouvellement du bureau pour diriger le syndicat les 3 années à venir.
Alex Kaboré- www.reveil-info.net
