Le Premier ministre Ousmane Sonko a exposé, mardi 24 février devant l’Assemblée nationale, une critique de la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI) en Afrique.

Le chef du gouvernement a estimé que les politiques de l’institution ne favorisent pas le développement réel du continent, mais tendent plutôt à maintenir les États dans une situation de précarité économique.
S’appuyant sur les analyses de l’économiste Jeffrey Sachs, avec lequel il affirme partager une convergence de vues, Ousmane Sonko a plaidé pour une révision profonde du traitement de la dette africaine. Selon lui, les pays du continent ne doivent plus subir les mesures d’austérité, mais bénéficier de marges de manœuvre budgétaires accrues. Il propose à cet effet l’instauration d’un moratoire de 20 à 30 ans sur le service de la dette afin de privilégier les investissements dans la croissance plutôt que le remboursement immédiat des créances.
Le Premier ministre a conclu son intervention en traçant une perspective de forte expansion économique pour l’Afrique, qu’il compare aux trajectoires de la Chine et de l’Inde des dernières décennies. Il appelle à une synergie entre dirigeants africains pour atteindre une croissance annuelle endogène de 10 %, centrée sur les infrastructures et l’éducation, afin de permettre au continent de prendre son envol économique de manière autonome.
Source :Voxafrica
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