Toute société humaine repose sur deux piliers fondamentaux : le Sacré et le Politique.

C’est un invariant de l’anthropologie.
L’anthropologie, en tant qu’observation participante, permet de comprendre les sociétés sans jugement de valeur.
L’ignorance, en revanche, constitue un frein à la cohésion sociale.Elle nourrit les incompréhensions, les préjugés et les divisions.
Comprendre les structures politiques et culturelles, comme celles de la monarchie Moaga, permet de renforcer le vivre-ensemble et la tolérance.
Chez les Mossés, le Naaba est le détenteur du naam :le pouvoir de commander les hommes tel qu’il est transmis par Dieu (Naaba Wende).
Le terme Moogo (lire « moro ») désigne à la fois l’espace politique et le « monde civilisé ».
Sur ce registre, je recommande le livre d’Elliot Percival Skinner :Les Mossis de Haute-Volta.
Diplomate et anthropologue, il fut le premier ambassadeur afro-américain des États-Unis en Haute-Volta (actuel Burkina Faso) de 1966 à 1969.
Entre octobre 1955 et janvier 1957, il y mena des recherches approfondies sur la monarchie Moaga.
Apprendre et vulgariser l’anthropologie sur les réseaux sociaux permet de lever ce frein :
se connaître, se comprendre, sans jugement ni préjugé, c’est consolider la cohésion sociale et la construction de notre État-Nation.
Respecter nos diversités, unir notre destin.
Karim de Labola
Reveil-info
