30 janvier 2026
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L’ANNONCE DE L’HIVER NOIR

 Aucun ancêtre, aucun Saint, ne reçoit quelqu’un qui a trahi son pays !

 Dans la plupart de ses interventions, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a dit ou rappelé que la situation sécuritaire que nous vivons dans le Sahel n’est pas du terrorisme mais une guerre de recolonisation bien planifiée afin de créer les conditions pour s’accaparer des richesses du sous-sol (or, pétrole, diamant, gaz, lithium, cuivre, manganèse, zinc, fer, etc.). Aujourd’hui, même les plus sceptiques ont fini par s’en convaincre sauf ceux qui sont animés par la malédiction de la nature et qui sont à l’aise dans l’esclavage !

Dans les pays du Sahel, confrontés à cette guerre de recolonisation, on sait que cette planification criminelle est orchestrée par la France qui se prend comme étant le propriétaire  des pays dits francophones et par qui les autres pays européens et occidentaux doivent passer. Ainsi, elle tente et a toujours tenté de faire croire à ces pays de la nécessité de la suivre dans ses manœuvres s’ils veulent bénéficier du gâteau africain après le crime !

La France est un pays pauvre, très endettée. Elle n’a rien dans son sous-sol et elle n’est rien sans l’Afrique ! Elle vit de vols, de prédations, de crimes, de banditisme, en Afrique ! Son seul espoir actuellement est de parvenir à créer des guerres en Afrique de l’Ouest, notamment dans les pays de l’AES afin d’espérer tuer, massacrer et voler les richesses du sous-sol pour nourrir les Français et vendre une partie en Europe et en occident pour payer ses dettes. Elle n’a rien et elle n’est rien sans l’Afrique ! La preuve est là ! Elle ne peut pas et elle ne veut pas se passer des pays dits pauvres très endettés ! La France compte sur des Africains pour espérer réaliser son objectif.

Elle sait qu’il y a des Africains qui sont prêts à brûler leurs propres pays, à tuer ou à faire tuer d’autres africains pour permettre à la France à réchauffer son café. Elle sait très bien que c’est en Afrique qu’on trouve facilement des Africains sans dignité, qui se battent pour faire plaisir au Blanc français, pourvu que la France leur donne l’assurance qu’ils recevront de l’argent et qu’ils demeureront esclaves !

 

Or, hier, les mêmes nous ont faire croire et nous ont fait dire que nous sommes des pays pauvres, avec tous les qualificatifs : pays pauvres, pays très endettés ; pays sous-développés ; pays à faibles revenus ; pays en voie de développement, pays intermédiaires ! etc. On nous l’a enseigné à l’école. Des enseignants ont donné de mauvaises notes à des élèves pour n’avoir pas bien argumenter que nous sommes des pays arriérés. Des professeurs ont recalé des étudiants pour n’avoir pas citer beaucoup d’auteurs Blancs nés en 1540 et morts dans les années 1620 en mettant bien entre parenthèses. On nous a enseigné du n’importe quoi au point d’ôter en nous toute confiance en soi.

Après nous avoir confiné dans un carcan savamment conçu, ils sont venus avec des financements pour nous aider à lutter contre notre pauvreté, des formations sur la connaissance de soi et la confiance en soi, la démocratie, selon leur format. Ils ont conçu des outils pour produire des données sur nous-mêmes que nous devons utiliser chaque fois que nous devons élaborer un dossier ou un projet pour demander des financements. Nous devions bien argumenter que nous n’avons rien, que nous ne sommes rien et que nous avons besoin de leur aide pour s’en sortir. De leur côté, ils produisent leurs documents dans lesquels ils nous classent comme un résultat de devoir de composition de passage à l’école et ils nous invitent à faire des efforts si nous voulons qu’ils continuent à nous aider. Il nous appartenait de nous arranger pour suivre, subir et surtout favoriser et accompagner dans le pillage de nos ressources pour qu’ils aillent vendre et prélever une infime partie par nous aider afin de nous permettre de ressembler à des êtres humains ! Et nous les décorions pour leur générosité ! La France s’est bien foutue de nous durant des siècles !

Si avant la course pour les richesses en Afrique était prégnante, aujourd’hui, c’est encore plus. La géopolitique mondiale amène les puissances à chercher à prendre encore le contrôle de l’Afrique par tous les moyens, y compris le terrorisme pour mieux organiser le pillage de nos ressources naturelles et assurer leur survie. Mais pourquoi une telle attitude et que devons-nous faire pour mettre définitivement fin au comportement de la France qui occupe anormalement un rang mondial qu’elle ne mérite pas?

La première raison, répétons-le, ce sont les ressources naturelles extractives. Ce sont ces ressources qui font l’existence du monde occidental et qui permet la domination excessive sur les Africains. Rappelons également comment ça marche. Ces ressources, seuls ou par combinaison avec d’autres métaux permettent de produire ou de fabriquer beaucoup de choses : électricité, avion, véhicules, véhicules électriques, téléphones portables, ordinateurs, bijoux, pièces mécaniques, plombage de dents en médecine,  satellites, produits contre le cancer dans le domaine médical, ustensiles de cuisines, chars de combat dans le domaine militaire, appareils électroménagers, acier, câblage électriques, batteries, produits de prévention des maladies cardiovasculaires, montres, outils de chirurgies, détecteurs de cancer, produits de système immunitaires de l’organisme, construction de ponts, de bâtiments, armes de guerre, centrales nucléaires, médicaments pharmaceutiques, piles de recharge, plaques solaires, ciment, engrais,  lubrifiant, kérozène pour avion, gaz de cuisine, essence, gazole, soudures. La liste est très longue. C’est juste pour donner une idée afin de comprendre la raison pour laquelle ils sont prêts pour organiser des guerres, des terroristes, tuer, faire des massacres, en Afrique, pour prendre le contrôler de nos ressources.

Le Burkina Faso, le Mali et le  Niger possèdent énormément de ces ressources dont certaines n’ont pas encore connu un début d’exploitation. En plus, il y a de l’eau souterraine. Perdre ces pays est synonyme d’effacement de son existence. Depuis la prétendue indépendance, il fallait très tôt amener les pays africains qui disposent de ces ressources naturelles, à perdre le contrôle de leur l’exploitation au profit des entreprises d’exploitation étrangères. Alors, on met en place des stratégies, en trois étapes afin de bien construire et maintenir la domination des pays africains et de prendre le contrôle total de l’exploitation des ressources. La première étape a été entamé juste au lendemain des indépendances en 1960.  La stratégie a consisté à créer l’instabilité politique et économique dans les Etats africains, caractérisée, par des coups d’Etat militaires et l’endettement. Ainsi, les nouveaux dirigeants qui arrivaient au pouvoir après avoir opéré un coup d’Etat étaient confrontés à de grands besoins d’argent pour les investissements. Par l’autre porte, les institutions financières internationales entrent en jeu et les poussent à des endettements lourdes, sur des dizaines années !

Face au poids lourd de la dette, on déverse les investisseurs étrangers auprès des dirigeants à qui l’on fait miroiter la possibilité d’avoir beaucoup de recettes pour le budget de l’Etat afin de pouvoir rembourser les dettes. Et la solution est de leur confier l’exploitation de leurs ressources naturelles avec beaucoup de mesures incitatives (facilités, exonérations). Ils s’impliquent directement dans la mise en place de la règlementaire dite attractive (lois, Décrets, etc.). Ainsi, les processus d’élaboration et d’adoption de ces textes sont fortement influencés par les investisseurs étrangers qui imposent leurs contenus dotant ces pays des textes tels que voulus par les investisseurs, donc loin de la souveraineté nationale dans la gestion de leurs propres ressources naturelles. Cette première étape consiste donc à préparer la prise du contrôle total de l’exploitation des ressources naturelles.

A la deuxième étape, la stratégie consiste à accorder encore des millions de dollars de prêts et des subventions aux Etats qui disposent des ressources naturelles, toujours par le biais des institutions financières internationales appartenant au même réseau. Mais, ici, on leur dit que c’est un accompagnement pour les aider à développer le secteur de l’exploitation des ressources naturelles afin d’assurer leur développement et améliorer les conditions de vie de leurs populations par la lutte contre la pauvreté. Mais en réalité, il s’agit d’un conglomérat de dominateurs qui agissent sur le terrain comme s’ils ne se connaissent pas.   A travers ces prêts et/ou subventions, les impérialistes vous orientent sur la manière dont vous devez organiser l’exploitation de vos ressources naturelles : ils vous disent que vous devez vous limiter à la régulation du secteur et laisser tout aux entreprises étrangères qui sont riches car ce secteur demande beaucoup d’investissements, que vos finances publiques sont trop fragiles pour entrer dans de telles entreprises et que les investisseurs étrangers aideront progressivement les Etats par le transfert des compétences et de la technologie et que les enfants du pays auront aussi de l’emploi. A cette étape, ils ventent les méritent des entreprises implantées dans les pays impérialistes à même de traiter les métaux précieux après l’exportation brute des productions (affinage, raffinage). C’est à cette deuxième étape qu’ils consolident la suprématie dans le contrôle des ressources naturelles. A cette étape, il faut aussi avoir les grands décideurs dans la poche !

La troisième étape est aussi un obstacle important à franchir. Il faut travailler à mettre dans la tête des populations des pays d’accueil, des gouvernements et des intellectuels, que l’exploitation artisanale de ces ressources est inefficace et improductive. Il faut tout confier aux grandes machines qui viennent des pays impérialistes. La stratégie ici est encore de montrer que les africains n’ont pas de moyens nécessaires pour exploiter de façon efficace leurs ressources naturelles : manque d’industries, manque de compétences, manque de ressources, car une telle activité est très coûteuse, très technique, très industrialisée. Il faut donc privilégier les grandes industries étrangères dotées de plus de moyens technologiques, financiers et humains qualifiés. L’objectif non affiché est de faire tout pour empêcher les conditions d’industrialisation des pays, ce qui facilite le maintien de la domination.

Et voilà que contre la férule humiliante, des officiers d’un espace sahélien créent la surprise et installent une révolte africaine teintée de souveraineté, renversant tous les pots de domination implantés dans les pays de l’AES. Désormais, dans cet espace, les révoltes populaires exigent la liberté, la fin de l’esclavage, la souveraineté, y compris la gestion souveraine des ressources naturelles. Ces dynamiques de souverainetés commencent à contaminer et inquiètent le monde de domination. La domination n’est pas possible si l’on n’a pas le contrôle de ces ressources, encore appelées matières premières, qui permettent à la fois de dominer les Etats dits faibles aux plans politique, économique, militaire…

Pour notre cas, la panique est grande pour la France qui craint de voir son rang mondial déclassé sans les pays africains. Elle ne mérite d’ailleurs pas le rang actuel. C’est pourquoi nous devons défendre farouchement notre pays et notre espace AES face aux tentatives de déstabilisation pour perpétuer l’esclavage des africains. Il faut déjà saluer la jeunesse consciente pour la détermination dans la lutte contre la désinformation et la manipulation. Les faits historiques que nous racontons sont pour la jeune génération afin de lui donner des outils de lutte. La lutte actuelle est une lutte de survie et d’avenir pour nos pays, autrement, les jeunes connaîtront plus de souffrance face à un occident impitoyable pour l’Afrique.

La lutte n’est donc pas pour les dirigeants. Au Burkina Faso, par exemple, on ne doit pas se battre pour le Capitaine Ibrahim TRAORE mais pour le Burkina Faso. Le Capitaine Ibrahim TRAORE lui-même se bat chaque jour pour le Burkina Faso. Chaque jeune doit alors comprendre que se battre c’est pour construire son propre devenir et celui de ses enfants à venir. C’est pourquoi je salue ces mouvements historiques récents des élèves qui ont compris tôt le sens des réformes dans le système éducatif car ils auront la chance de ne pas connaître les souffrances de leurs ancêtres, de leurs parents et de leurs aînés ! Nous avons donc l’obligation de soutenir nos pays, par tous les moyens !

Il n’est plus question de nous aimer ou pas mais d’aimer notre pays. Il n’y a donc pas d’autres combats en dehors de celui pour la suivie de notre pays et de notre espace AES.

Venir de très loin et se battre pour récupérer un village des mains des villageois, c’est que le village est important ! Se mettre du côté de l’ennemi pour l’aider à récupérer le village, on devient à la fin l’esclave du conquérant et on va directement en enfer. Aucun ancêtre, aucun Saint, ne reçoit quelqu’un qui a trahi son village, son pays ! C’est la loi de la nature ! Et ça ne ment pas en Afrique ! Les prières n’ont pas de solution pour qui a trahi son village, son pays !

Les héros sont ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour la cause de la patrie ; ce sont ceux qui ont sont prêts à donner leur vie pour la cause de leur patrie. Ce sont ces FDS, ces VDP, ces amis de l’AES. Qu’ils reçoivent tous les hommages et que le malheur tombe sur tous ceux qui soutiennent la politique française pour créer le chaos en Afrique de l’Ouest !

 

Jonas Hien

 

 

 

 

 

 

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