30 janvier 2026
Home » Sommet de l’AES à Bamako: les « vérités crues » du président du Faso

Sommet de l’AES : Le Capitaine Ibrahim Traoré met en garde contre l’arrivée de « l’hiver noir »

À la tribune de la 2ème session du Collège des Chefs d’État de la Confédération de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a prononcé un discours d’une rare gravité. Fidèle à son franc-parler, le dirigeant burkinabè n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer les manœuvres de certaines puissances impérialistes visant à déstabiliser l’espace sahélien.

De la métaphore du « printemps arabe » à « l’hiver noir »
Dans une analyse géopolitique sombre, le Capitaine Traoré a dressé un parallèle inquiétant avec les événements qui ont secoué le Maghreb et le Moyen-Orient il y a plus d’une décennie : Vous avez tous entendu parler du « printemps arabe », ce phénomène qui a bouleversé la géopolitique du monde arabe. Malheureusement, nous constatons avec regret que certains Africains ne se réveillent toujours pas. Ma conviction est qu’un phénomène menace l’Afrique de l’Ouest, ce que j’appelle désormais « l’hiver noir ». »

Il a poursuivi avec une mise en garde solennelle : « L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid, un hiver sanglant et meurtrier. »Un réveil nécessaire face à l’impérialisme

Pour le Président du Faso, les puissances étrangères cherchent activement à plonger la sous-région dans une instabilité chronique pour mieux en piller les ressources. Il a décrit un scénario de survie pour les peuples ouest-africains : « Le chaos pourrait s’installer et beaucoup de gens vont mourir. Ceux qui survivront à cette tragédie n’auront que deux choix : s’unir pour toujours contre l’impérialisme ou rester des esclaves jusqu’à la disparition. »Un appel à l’unité et à la résistance

Qualifiant les agissements des puissances impérialistes de « sauvages et irresponsables », le Capitaine Traoré a conclu son allocution sous un tonnerre d’applaudissements. Pour lui, le salut de l’Afrique de l’Ouest ne réside que dans trois piliers : l’unité indéfectible, la vigilance de tous les instants et une prise de conscience collective. Ce discours, marqué par une tonalité de résistance, place l’AES non plus seulement comme une alliance de défense, mais comme le dernier rempart contre ce qu’il définit comme une tentative de destruction programmée de la région.A.T.Dansoko/Malijet.com

Source : Malijet

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