Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza a fini par convaincre ceux qui pensaient qu’il existe encore une bonne dose d’humanisme dans ce monde des humains.
Constat : Comme dans plusieurs conflits sanglants à travers le monde, la communauté internationale assiste impuissante depuis le 7 octobre 2023 aux massacres de civils dans la sale guerre entre le Hamas et l’Etat d’Israël. Ce contentant de condamnations et de « fourberies diplomatiques » chaque puissance s’arrange pour ne pas heurter la sensibilité des USA et de son allié inconditionnel qu’est Israël. Pendant ce temps, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme représenté par le Hamas et ses alliés, Israël déploie les grands moyens et rase tout sur son passage à Gaza. Femmes, enfants, vieillards, centres de Santé, Hôpitaux, journalistes, ambulances sont ciblés et bombardés par I ’armée Israélienne. Pas donc étonnant que certaines voix « inaudibles » se lèvent pour parler de génocide. Pensez-vous que le mot fort ? Ce qui se passe à Gaza n’est rien d’autre qu’un génocide au nez et à la barbe de ce, qu’on a baptisé la Communauté internationale, qui n’est rien d’autre d’ailleurs, que les grandes puissances économiques et militaires occidentaux. Au 12 avril 2024, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires estimait le nombre de morts palestiniens à 33 634 personnes tuées et le nombre de morts israéliens à plus de 1 459 personnes tuées. Un bilan qui a bien évolué depuis lors et se chiffre aujourd’hui à prés de 40 mille morts. Plusieurs charniers viennent d’être découvertes à Gaza. Ce qui va sans doute augmenter le nombre de palestiniens massacrés. Un génocide à ciel ouvert au nez et à la barbe de la tous. La situation n’est guère meilleure pour les journalistes. Le Syndicat des journalistes palestiniens avait annoncé que le nombre de journalistes et professionnels de médias tués dans la guerre lancée par Israël à Gaza depuis le 7 octobre, s’est élevé à plus 38. « Depuis le 7 octobre 2023, 25 journalistes palestiniens et 13 professionnels de médias ont été tués à la suite des bombardements de l’armée d’occupation israélienne, » a déclaré le syndicat dans un communiqué.
Le syndicat a affirmé que les domiciles d’au moins 35 journalistes ont été bombardés soulignant que des dizaines de membres de leurs familles ont été tués, dont le ciblage délibéré de la famille du journaliste Wael Al-Dahdouh, correspondant d’Al Jazeera, qui a perdu sa femme, deux de ses enfants et son petit-fils. Face à une telle situation, l’organisation Reporters Sans frontières (RSF) se bat seule comme un « beau diable » pour attirer l’attention du monde entier sur ce qui se passe à Gaza. Elle a annoncé avoir « porté plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur les crimes de guerre commis contre des journalistes lors du conflit israélo-palestinien dans la Bande de Gaza” .Si rien n’est fait pour arrêter Israël dans sa folie, le chiffre macabre vont continuer à augmenter surtout d’aujourd’hui Israël est assuré du soutien sans faille des USA. En effet, le samedi 20 avril 2024 la Chambre américaine des représentants a approuvé une nouvelle aide militaire de plusieurs milliards de dollars pour Israël, en guerre avec le Hamas, malgré les inquiétudes de la communauté internationale sur le sort des civils à Gaza. Dans sa volonté de faire disparaitre Gaza, Israël ne laisse rien sur son passage. Comme pour dire dans ce monde personne, pas même les USA et l’ONU ne peuvent l’arrêter. Les USA ont d’ailleurs des difficultés à obtenir une trêve pour permettre aux organisations humanitaires de faire leur travail afin de sauver ce qui peut encore l’être à Gaza. L’ONU sensée être le dernier rempart est aujourd’hui à la croisée des chemins, incapable de faire entendre sa voix et son autorité mondiale. Elle se contente de condamnations inaudibles du côté d’Israël. C’est donc avec ce qui se passe à Gaza qu’on comprend aisément ce que sont la communauté internationale et l’ONU.
Les occidentaux et l’Union Européenne (UE), toujours promptes à donner aux africains des leçons de droits de de l’homme et de démocratie sont amorphes face à ce qui se passe. Les gendarmes du monde ferment donc les yeux et espèrent que les autorités Israéliennes prendront donc la bonne décision. Malheureusement, Israël n’a peur rien, convaincu de sa puissance et du soutien visible des USA. Qui pourra alors sauver Gaza et sa population civile ? Dans cette merde internationale où le droit international et le droit international humanitaire (DIH) sont piétinés par Israël, seule l’Afrique du Sud et quelques pays ont le courage d’élever la voix. L’Afrique du Sud a porté plainte le 29 décembre 2023 contre Israël pour « génocide » à Gaza auprès de la Cour internationale de Justice (CIJ), le tribunal de l’ONU chargé de régler les différends entre États. L’Afrique du Sud, qui a subi le régime d’apartheid de 1948 à 1991, a une longue histoire de solidarité avec la Palestine, dont elle défend le droit à l’auto-détermination. Sa plainte intervient dans un contexte de relations qui se sont tendues avec Israël. Le 17 novembre, le bureau du Procureur de la Cour pénale internationale a reçu une saisine dont l’Afrique du Sud, le Bangladesh, la Bolivie, les Comores et Djibouti pour enquêter sur la « situation dans l’État de Palestine ». Comparaison n’est pas raison, mais pour moins que ça, on a vu la France intervenir en Libye pour tuer le président Kadhafi comme un chien. Si ce qui se passe à Gaza était dans un pays Africain, les preux défenseurs des droits l’homme et du droit internationale auraient agi autrement par une intervention pour arrêter le génocide du peuple palestinien.
Israël et son aillé les USA, sont aujourd’hui les maitres du monde. Ils ont le droit de vie et de mort. Ils peuvent décider d’attaquer n’importe quel pays, massacrer les populations et il n’y aura rien. Ainsi va le monde des humains au 21e siècle. La honte de l’espèce humaine !
Alex ZONGO
