Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922 à Toma (Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso) et mort le 4 décembre 2006 à Ouagadougou, est un historien et homme politique burkinabé.
Après avoir passé son baccalauréat à Bamako, Joseph Ki-Zerbo suit des études d’histoire à Paris. Il soutient sa thèse de doctorat à l’Institut d’études politiques de Paris. Ki-Zerbo devient professeur des universités. Il enseigne à Orléans, à Paris puis à Dakar en 1957.
Joseph Ki-Zerbo va renouveler, avec le Sénégalais Cheikh Anta Diop, les études sur l’histoire de l’Afrique. Comme lui, il soutient la thèse controversée d’une Égypte antique originellement noire. Cependant, Joseph Ki-Zerbo ne fait pas de l’Égypte l’origine de l’ensemble des cultures africaines.
Son ouvrage, l’Histoire de l’Afrique (1972) est un vaste panorama diachronique, circonstancié et rigoureux, rendu vivant par des extraits de chroniques, des grands évènements et des évolutions des peuples du continent. Le fait de présenter les évolutions sociales, économiques et politiques de la même manière que d’autres encyclopédies ont présenté l’Europe et l’Asie, replace l’histoire de l’Afrique au même rang que celles des autres continents. La présentation diachronique à l’échelle du continent souligne ainsi de fait l’évolution contiguë des différentes grandes civilisations, les points communs et l’échange des idées mais aussi le fait que les chocs qui les ont abattues ont une origine commune : l’expansion européenne et ses conséquences (expansions marocaine, turque et omanaise).
De 1975 à 1995, Joseph Ki-Zerbo préside l’Association des historiens africains. Joseph Ki-Zerbo fut pendant de longues années un membre du Conseil exécutif de l’UNESCO.
Il est considéré l’un des plus grands penseurs de l’Afrique contemporaine.

