La semaine prochaine… Le mois des lumières, des prières… et parfois des pleurs.
Trente-et-un derniers jours qui concentrent nos joies les plus éclatantes, mais aussi nos imprudences les plus tragiques. Et si les fêtes sont des respirations nécessaires, elles exigent aussi un surcroît de vigilance. L’euphorie n’a jamais protégé personne.
Chaque année, l’État renforce la régulation, l’ONASER multiplie les sensibilisations, les forces de sécurité redoublent de présence. Mais nul dispositif ne remplacera la première responsabilité : la nôtre. Celle d’être conscients, lucides, maîtres de nos gestes et de nos choix. À chaque accélération brusque, à chaque manœuvre hasardeuse, nous jouons une partition dont la mauvaise note peut tout faucher.
Hier encore, comme un chant sombre pour annoncer le mois, un gros porteur a heurté des motocyclistes à l’entrée de l’échangeur du Nord, laissant derrière lui morts et blessés. Les drames ne préviennent jamais. Pourtant, ils se préviennent souvent : visites techniques, contrôles des freins, révisions régulières, respect des vitesses.
La prudence commence bien avant l’accident
Elle commence aussi dans nos marchés, nos yaars, nos lieux de fête et de forte affluence. Elle commence dans notre refus de céder aux pratiques illicites : explosifs prohibés, produits dangereux, substances qui n’ont rien à faire entre des mains civiles. Elle commence dans le respect de la tranquillité de l’autre.
Le droit à la joie s’arrête où commencent la nuisance et l’incivisme.
Décembre n’est pas un permis d’excès. Ni dans la dépense, ni dans l’alcool, ni dans l’alimentation, ni dans les comportements. La fête n’a jamais exigé l’exagération pour être réussie. La modération est une forme de grandeur. Et que nul ne s’y trompe : la fermeté qui caractérise la gouvernance actuelle ne laissera pas la place aux fauteurs de troubles. Pas en cette fin d’année, pas ailleurs. La sécurité collective est un devoir partagé, mais la rigueur de l’État sera, comme toujours, au rendez-vous.
Deux rappels suffisent parfois à sauver une vie :
« La prudence n’est jamais de trop, mais elle arrive toujours trop tard pour ceux qui l’ont négligée. »
« On ne maîtrise pas le destin, mais on maîtrise ses gestes . C’est souvent suffisant pour rester en vie. »
Décembre peut être beau. Très beau même. Mais il ne le sera que si nous en faisons un mois de discipline, de dignité et de responsabilité.
Célère
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