4 février 2026
Home » Monde : les pays qui ont la bombe atomique et ceux qui la cherchent

5 pays possèdent officiellement la bombe atomique : États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France et Chine. Ces États l’ont acquise avant le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1968. Mais depuis, 4 autres pays ont acquis la bombe : l’Inde en 1974, le Pakistan en 1998, Israël en 1986 (même s’il ne l’a jamais reconnu ni démenti) et la Corée du Nord en 1990.

12.200 bombes sont aujourd’hui prêtes à l’emploi dans le monde. D’après l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), la Russie en détient 4.380, surpassant de 672 têtes les États-Unis. Ces 2 pays détiennent 85% des bombes. La Chine détient 500 bombes, la France 290, le Royaume-Uni 225, l’Inde et le Pakistan 170 chacun, Israël 100 et la Corée du Nord 50.

Si l’Iran est suspecté de longue date de vouloir acquérir l’arme nucléaire, l’Arabie saoudite, qui développe un programme nucléaire civil, pourrait avoir en tête l’option militaire : elle a refusé de signer un accord qui l’empêché d’enrichir l’uranium. En Turquie, le président Erdogan, qui développe un programme nucléaire civil, a dit en 2019 vouloir le même « genre de protection » que celle dont bénéficie Israël. Si la Corée du Sud et le Japon ne développent pas l’arme nucléaire, ils entretiennent les compétences industrielles et scientifiques pour en fabriquer en cas de nécessité.

Plusieurs pays ont abandonné la recherche de la bombe. L’Afrique du Sud avait 6 bombes construites en 1980: elles les a détruites entre 1989 et 1991. C’est le seul pays à avoir construit des armes nucléaires puis à y avoir renoncé. En Europe, la Suède et la Suisse ont cherché, entre 1950 et 1960, à fabriquer la bombe mais ont fini par y renoncer en signant le TNP, rassurées par la dissuasion américaine offerte au continent européen via l’Otan.En Amérique du Sud, les recherches secrètes menées sur le nucléaire en Argentine et au Brésil dans les années 1970 furent abandonnées avec la chute des régimes autoritaires. Le Brésil s’est doté en 1990 d’une Constitution interdisant les armes nucléaires.Enfin, en 1994, l’Ukraine a renoncé à son arsenal nucléaire (qui représentait 17% des moyens nucléaires de l’ex-URSS) en signant le mémorandum de Budapest avec la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. En échange, ces trois États s’étaient engagés à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Source : lacroix.com

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