18 mars 2026
Home » Environnement et développement durable : deux rapports alarmants sur l’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles
Le Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement à travers le Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (SP/CNDD) a organisé les 18 et 19 novembre 2025 à Ouagadougou un atelier de validation du rapport sur l’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles au Burkina Faso et du rapport sur le coût de l’inaction liée aux dommages causés sur l’environnement par les actions anthropiques.
Cet atelier dont l’ouverture a été présidée par Laurent OUOBA, chargé d’étude au MEEA, représentant le Secrétaire Général a réuni les représentants des structures centrales des différents départements ministériels ; des partenaires au développement ; du Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (SP/CNDD) ainsi que les Directeurs centraux et régionaux du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement.
Cette rencontre va permettre d’examiner et de valider ces rapports sur l’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles et sur le coût de l’inaction liée aux dommages causés sur l’environnement par les actions anthropiques.
Les résultats de l’étude sur l’évaluation économique de l’environnement et des ressources naturelles révèle que les activités primaires représentent 34,90% du PIB du Burkina Faso, avec une contribution significative de l’agriculture (14,34%), suivie par les mines (12,16%), l’élevage (3,23%), la foresterie (1,68%) et la pêche (0,35%). En 2021, ces sous-secteurs ont généré 3 102,71 milliards de FCFA.
Cependant, la dégradation de l’environnement a un coût élevé, elle représente 27,22% du PIB, soit 2 410,80 milliards de FCFA en 2021.
En ce qui concerne les coûts de remédiation, l’étude estime qu’un investissement de 10,82% du PIB (soit environ 962 milliards de FCFA par an) serait nécessaire pour réhabiliter les écosystèmes dégradés et améliorer la gestion des ressources naturelles.
Quant à l’étude sur le coût de l’inaction lié aux dommages causés sur l’environnement par les actions anthropiques, les résultats montrent que le coût total de l’inaction s’élève à 775,6 milliards FCFA par an, soit 7,1% du PIB national.
L’étude met en évidence aussi des vulnérabilités sectorielles importantes : dans l’agriculture, 21,15% de la valeur ajoutée est perdue, principalement à cause des maladies liées à l’usage non durable des pesticides, représentant 17% du PIB agricole. Dans le secteur minier, la perte de valeur ajoutée atteint 29,18%, avec des coûts environnementaux prédominants. Un aspect crucial révélé par cette étude est que la santé représente un poste de coût caché majeur, avec 373,1 milliards FCFA de dommage par an.
Ces deux documents sont d’une grande importance en matière d’information pour le pays, qui fait face à des défis liés au changement climatique, sécuritaire et humanitaire.
« Ces deux documents permettront aux décideurs politiques de bien orienter les prises de décision au niveau politique pour bien orienter la gestion des ressources naturelles » a affirmé Abdoul Karim DIPAMA Directeur du Département de politique de Développement Durable au SP/CNDD.
L’élaboration de ces rapports d’études conduit avec l’appui technique et financier du programme BKF/023 « Appui à la Gestion durable des Ressources Forestières (AGREF) », s’inscrit dans la vision du Gouvernement à travers le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD) notamment à son axe 4 : Dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.
DCRP/ MEEA
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