« L’entente directe est une procédure d’urgence ou d’exception dans les marchés publics, qui permet de contracter avec un seul fournisseur ou prestataire sans appel d’offres. Cette méthode est utilisée lorsque l’urgence, les impératifs techniques ou l’absence d’offres rendant l’appel d’offres infructueux le justifient. C’est une dérogation aux procédures classiques (appel d’offres ouvert ou restreint) qui privilégient la concurrence et la transparence. »
Conditions d’utilisation de la procédure
- Urgence impérieuse : Des circonstances imprévisibles empêchent le respect des délais des procédures normales, par exemple.
- Exécution impossible par d’autres : La prestation ne peut être assurée que par un seul prestataire déterminé, en raison de contraintes techniques ou de droit.
- Procédure infructueuse : L’appel d’offres initial est resté sans offre ou sans offre conforme.
- Travaux ou services de remplacement : Remplacer un entrepreneur, fournisseur ou prestataire défaillant.
Cette procédure, sous des gouvernements passés a causé beaucoup de torts au Burkina Faso et aux Burkinabè avec des conséquences incalculables : des toits d’écoles qui s’envolent au moindre petit vent, des bitumes qui vont en lambeaux après une pluie, des ponts qui s’écroulent après le passage d’un camion. Rappelez-vous des « goudrons vie chère » à l’époque. On aura presque de tout vu avec certains marchés publics par entente directe. Tout n’était certes pas par attente directe, mais il faut avouer que certains marchés publics n’étaient pas exécutés dans les règles de l’art tout simplement parce que les enveloppes, pour ne pas dire les dessous de table, avaient pion sur rue. Aujourd’hui, les temps ont changé. Nous sommes en révolution progressiste et populaire (RPP). Il faudrait donc tenir compte de certaines erreurs du passé, pour ne pas dire de certains abus du passé. Des erreurs ou des abus dans les marchés publics par entente directe ou gré à gré ne doivent plus exister, si tant est que tout doit changer dans les faits et dans les mentalités. La procédure par entente directe peut donc être une porte ouverte à toutes les malversations avec pour conséquences des marchés mal exécutés pour le malheur du peuple et du Burkina Faso…
Dans la dynamique de la RPP, il convient d’ouvrir l’œil et le bon et cela dans tous les ministères et institutions. La petite expérience de la RPP ayant montré que certains n’ont pas encore compris ou ne veulent pas comprendre l’essence de la révolution. Ils ont donc du mal à s’adapter à la dynamique en cours. Des récents faits (affaire FASO MEBO, vol de câbles au stade du 4 août…), la face visible de l’iceberg, prouvent que les mauvaises habitudes ont la peau dure. Il faut donc rester vigilant comme un bon CDR de la révolution d’août 83.
BAB
Réveil-info
