31 janvier 2026
Home » Les responsables de la communication des forces armées des pays de AES en conclave à Bamako

Face à la « guerre informationnelle », l’AES veut bâtir un front uni de la communication militaire.Les responsables de la communication des forces armées des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sont réunis à Bamako pour une session de renforcement des capacités.

L’objectif principal de cet atelier, initié par la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), est d’élaborer un instrument de communication commun pour contrer la désinformation et soutenir l’action militaire unifiée. L’atelier se déroule à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye. L’enjeu central est la mise en place d’un cadre référentiel unique de communication visant à « transformer la perception des populations, favoriser l’action des unités et surtout faire face à la guerre informationnelle ». Le Colonel Major Souleymane Dembélé, directeur de la DIRPA, a souligné que ces travaux aboutiront à une stratégie de communication assortie d’un plan d’action, « essentiel à l’architecture de défense de nos pays respectifs et de la force unifiée de l’AES ».De son côté, le Général de division Oumar Diarra, Chef d’État-Major Général des Armées du Mali, a martelé l’urgence de la situation : « Force est de constater qu’au-delà des interventions sur les théâtres d’opérations, nos armées sont de plus en plus confrontées à cette guerre de désinformation tout azimut. Contrer cette manœuvre décisive est un impératif pour nous, car nous sommes conscients que la guerre se gagne d’abord dans les esprits avant les champs de bataille. » Les représentants des armées partenaires ont abondé dans le même sens. Le Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Ouedraogo du Burkina Faso a insisté sur l’harmonisation de la « communication opérationnelle pour influencer la perception des populations de la Confédération ». Quant au Colonel Aminou Mani du Niger, il a rappelé qu’on « ne peut pas faire la sécurité sans informer » et qu’il est impératif de mutualiser l’information et la communication au sein de l’AES.Cette synergie des communicants est considérée comme indispensable pour consolider l’architecture de défense des États du Sahel face aux menaces informationnelles.

T.Sindy/Malijet.com

www.reveil-info

 

 

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