30 janvier 2026
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Récit d’un procès : Une femme mariée simule des grossesses pour soutirer de l’argent à ses amants

Mardi 28 octobre 2025, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, une prévenue du nom de Bibata (nom d’emprunt), a de nouveau comparu pour des faits d’escroquerie.
Employée de commerce, mariée et mère de trois enfants, Bibata est déjà détenue à la Maison d’arrêt et de correction de Banfora (MACB), où elle purge une peine pour le même motif.

Mais cette fois encore, c’est une nouvelle affaire d’escroquerie sentimentale qui la ramène devant la barre. Les faits remontent à l’année 2022, toujours à Banfora.

Une romance qui tourne à l’arnaque

À la barre, Bibata nie d’abord les faits. Elle raconte avoir rencontré Daniel (nom d’emprunt), avec qui elle a entretenu une relation amoureuse.
Selon ses propos, lors d’un rapport, elle lui aurait demandé de se protéger, ce qu’il aurait refusé. Peu après, elle lui annonce qu’elle est enceinte. Son amant lui aurait alors demandé d’avorter, mais elle dit avoir refusé.
Une semaine plus tard, elle commence à saigner sur son lieu de travail. Après s’être reposée, elle informe Daniel que la grossesse a « coulé ». Il lui remet de l’argent pour ses soins.

Bibata affirme ensuite avoir contracté deux autres grossesses durant leur relation, toutes soldées par des fausses couches. À chaque fois, Daniel débourse des sommes d’argent : 700 000 F CFA, 200 000 F CFA, puis 400 000 F CFA pour des soins à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou.
Au total, selon la prévenue, son amant aurait dépensé 1 300 000 F CFA pour ses prétendus traitements.

Les aveux de Bibata

Sous les questions insistantes du parquet, Bibata finit par avouer : elle reconnaît avoir simulé des maladies et des fausses couches pour soutirer de l’argent à son amant.
De son côté, Daniel déclare avoir contracté un prêt bancaire de 5 985 000 F CFA pour financer les soins de sa compagne. Il précise qu’elle ne lui avait jamais dit qu’elle était mariée, alors qu’il envisageait un engagement sérieux.
À la barre, il demande le remboursement de 4 500 000 F CFA, représentant le montant du prêt.

Réquisitions du parquet

Le ministère public a requis contre Bibata une peine de 24 mois d’emprisonnement ferme, une amende d’un million de francs CFA ferme, assortie d’une contrainte judiciaire de six mois, en tenant compte de la récidive, car elle était déjà détenue pour des faits similaires.

Le dossier est mis en délibéré pour le 25 novembre 2025.

À noter : Bibata n’en est pas à sa première affaire d’escroquerie.
Il s’agit de la même femme qui avait déjà escroqué près de 3 millions FCFA à un policier à Banfora.

Justice Infos Burkina

Source : Wangolā Médias

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