Tribune de l’ONU : Les déclarations chocs de Sergei Lavrov à la 80e Assemblée Générale
Lors du débat général de la 80e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a présenté la vision de Moscou sur les crises internationales majeures. Son intervention, attendue, a touché plusieurs dossiers brûlants, du Proche-Orient à l’Ukraine en passant par les relations avec l’Occident.
Voici les principaux points à retenir de son discours.
Proche-Orient : Une position ferme en faveur des Palestiniens
M. Lavrov a condamné sans ambages la situation à Gaza, qualifiant les actions contre les Palestiniens de « punition collective injustifiable ». Il a également dénoncé les projets d’annexion de la Cisjordanie, affirmant que ces mesures violent le droit international et entravent toute perspective de paix durable.
Iran : La Russie rejette les sanctions de l’ONU
Sur le dossier nucléaire iranien, le chef de la diplomatie russe a pris une position claire : Moscou considère « illégales les sanctions de l’ONU contre l’Iran ». Il a mis en garde contre toute tentative de les rétablir, dénonçant des « manipulations » qui, selon lui, sapent les efforts diplomatiques.
Ukraine : Ouverture aux négociations, mais avec une condition
Concernant le conflit en Ukraine, Sergei Lavrov a affirmé que la Russie était « prête à des négociations ». Cependant, il a précisé que l’objectif de ces pourparlers devrait être d’« éliminer les causes profondes du conflit », une formulation qui renvoie aux demandes de sécurité et au statut des régions ukrainiennes annexées par Moscou.
Avertissement à l’OTAN : Une réponse « énergique » promise
Le ministre a adressé un avertissement sans équivoque à l’Alliance atlantique et à l’Union européenne. Il a déclaré que « toute agression contre la Russie recevra une réponse énergique », enjoignant à l’OTAN et à l’UE de n’avoir « aucun doute là-dessus ». Il a également accusé l’Alliance de ne pas se contenter de menacer la Russie et la Chine, mais de tenter « d’encercler militairement l’ensemble de l’Eurasie ».
États-Unis : Un espoir de pragmatisme avec Trump
Dans une note potentiellement plus conciliante, Lavrov a exprimé que la Russie « fonde certains espoirs sur la poursuite du dialogue avec les États-Unis ». Il a salué ce qu’il perçoit comme « la volonté de pragmatisme de l’administration Trump », laissant entrevoir une possible amélioration des relations bilatérales.
Le discours de Sergei Lavrov à la tribune de l’ONU a confirmé les lignes rouges de la diplomatie russe : fermeté militaire et stratégique face à l’Occident, soutien aux alliés comme l’Iran, et une position affirmée sur la question palestinienne. Tout en brandissant la menace d’une réponse forte à toute agression, il a laissé une porte entrouverte au dialogue, conditionnant toute avancée à la prise en compte des intérêts et des griefs de Moscou.
Source : RTB
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