Les obligations coutumières des gendres lors des funérailles chez les Moose
Chez les Moose, les gendres occupent une place centrale dans les funérailles de leurs beaux-parents. Leur rôle ne relève pas seulement d’un soutien volontaire, mais répond à des prescriptions coutumières bien établies. En effet, le gendre a l’obligation de contribuer à la cérémonie à travers deux offrandes essentielles. La première est appelée Reem-dunga, c’est-à-dire le ruminant du gendre, qui peut être un bœuf, un mouton ou une chèvre. Cet animal n’est pas destiné à la simple consommation, mais réservé à des rituels funéraires précis, marquant le respect ultime du gendre envers son beau-père, sa belle-mère ou un parent très proche de son épouse. La seconde contribution est le Reem-rãam, qui désigne les canaris de dolo (bière traditionnelle) que le gendre doit fournir. Cette boisson rituelle accompagne les sacrifices et les libations, servant de lien entre le défunt, les ancêtres et les vivants. Toutefois, il est important de noter que ces obligations ne s’appliquent pas à tous les décès dans la belle-famille : elles concernent exclusivement la disparition du beau-père, de la belle-mère ou d’un parent très proche de l’épouse. De plus, le choix des gendres qui doivent contribuer dépend non seulement des besoins de la cérémonie, mais surtout de la conformité aux traditions de mariage liant les familles. Certaines alliances coutumières imposent des devoirs plus lourds que d’autres, et c’est en fonction de ces règles que la famille endeuillée sélectionne les gendres concernés. Ainsi, à travers le Reem-dunga et le Reem-râam, le gendre exprime sa reconnaissance envers ses beaux-parents, mais il honore également les alliances matrimoniales qui assurent la continuité et l’équilibre des rapports entre les lignages.
Tradition et Sagesse Médias
Reveil-info
