Harouna et Drissa (noms d’emprunt) sont des apprentis chauffeurs. Ils travaillent dans une entreprise de cimenterie de la ville de Bobo-Dioulasso. Le vendredi 29 août 2025, ils étaient à la barre de la chambre correctionnelle du TGI de ladite ville pour répondre des faits de vol.
En effet, il leur est reproché d’avoir, le 17 juillet dernier, soustrait frauduleusement des câbles électriques et un pneu de voiture appartenant à l’entreprise de cimenterie. Ils ont tous reconnu les faits mais expliquent qu’ils avaient besoin d’un peu d’argent pour subvenir à quelques besoins pressants.
« On voulait aller vendre les objets, mais nous n’avons pas trouvé d’acheteur. Les vigiles nous ont retrouvés au parking avec les biens volé », ont-ils expliqué à la barre.
— Pourquoi aviez-vous besoin d’argent ? On ne vous paie pas pour votre travail ?
— Nous travaillons depuis plus de 4 ans dans cette société. On ne nous paie pas. C’est le chauffeur qu’on paie, ont-ils répondu avant d’ajouter qu’ils avaient accepté de travailler parce que le chauffeur devait leur apprendre à conduire.
Pour le procureur, les faits sont constitués à l’encontre des deux prévenus qui sont restés constants de l’enquête préliminaire jusqu’à la barre. Il a donc demandé au tribunal de les déclarer coupables et de les condamner à une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 6 mois ferme et à une amende de 500 000 FCFA avec sursis.
Quant à la représentante de l’entreprise de cimenterie, elle ne s’est pas constituée partie civile et n’a rien réclamé parce que les biens volés ont été récupérés. Cependant, elle a tenu à clarifier les choses. Pour elle, les deux prévenus travaillent pour une entreprise sous-traitante de la cimenterie. Par conséquent, c’est l’entreprise sous-traitante qui devrait les payer.
Dans sa décision, le tribunal a déclaré Harouna et Drissa coupables des faits de vol à eux reprochés. En répression, il les a condamnés à 12 mois de prison et à 500 000 FCFA d’amende, le tout assorti du sursis à exécution. Chacune des parties a 10 jours pour faire appel si elle n’est pas satisfaite de la décision.
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