4 février 2026
Home » Retour sur le passé: il était une fois l’École normale William-Ponty de Dakar

Cette école normale fédérale de l’Afrique Occidentale française (AOF) qui a formé avant l’ère des indépendances, la plupart des instituteurs, médecins et cadres d’Afrique de l’Ouest, dont de nombreux ministres et chefs d’État ou de gouvernement, tels que Félix Houphouët-Boigny, Modibo Keita, Hubert Maga, Hamani Diori, Abdoulaye Waye et Mathias Sorgho.

Mathias Sorgho de la Haute-Volta d’antan est né en 1920 et mort le 30 avril 2004. Daogo Mathias Sorgho était un homme politique, Président de l’Assemblée territoriale, six fois ministre de 1958 à 1963 puis ambassadeur.
Il a notamment fait partie de l’équipe qui a piloté le passage de la tutelle française à l’autonomie puis l’indépendance de la Haute-Volta.
Plus de 2 000 élèves, surnommés « Pontins » sont issus de cette école créée à Saint-Louis en 1903, transférée sur l’île de Gorée en 1913, puis à Sébikhotane en 1937.
Vue comme un établissement « prestigieux », un « vivier », une « pépinière » de futurs cadres par les uns, elle est décriée par d’autres comme un instrument idéologique,  » jouant le même rôle que l’armée coloniale auprès des tirailleurs », « l’école de la soumission, de la compromission, de l’équilibre à tout prix », voire « le cimetière de l’intelligence africaine ». Au-delà des différentes approches, l’École normale William-Ponty a assurément occupé une place significative dans la vie sociale, culturelle et politique du XXe siècle en Afrique de l’Ouest.
 Source: Archives Burkina
www.reveil-info.net

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