4 février 2026
Home » Lu pour vous. C’est l’homme qui fait l’homme : respects à tous les travailleurs de la SONABEL…

Nous sommes en 1967. Deux ouvriers électriciens, suspendus à des poteaux en bois, effectuent une routine banale. Jusqu’à ce que tout bascule.

Randall Champion touche accidentellement un câble à haute tension. 4 000 volts traversent son corps. Son cœur s’arrête net. Il ne respire plus. Il est littéralement mort, suspendu dans les airs par son harnais.

Mais juste en dessous, J.D. Thompson, son collègue, voit l’impensable et agit.

Il grimpe, le rejoint. Il s’accroche comme il peut, perché au bord du vide. Pas de défibrillateur. Pas de médecin. Juste ses lèvres, son souffle. Et l’urgence.

Alors il commence. Bouche-à-bouche. Suspendu. À 15 mètres du sol. Un combat de chaque seconde, entre la mort et la vie.

Pas de massage cardiaque possible, mais il ne lâche rien. Il insuffle de l’air encore et encore, jusqu’à sentir… un battement. Un souffle. Une trace de vie.

Il le décroche. Le hisse sur son dos. Le descend. Au sol, les autres prennent le relais. Massage cardiaque. Halètement. Respiration.

Et soudain, contre toute attente… Randall revient.

Il vivra encore 35 ans. Jusqu’en 2002, où il s’éteindra paisiblement, le cœur ralenti mais reconnaissant.

La scène a été immortalisée par le photographe Rocco Morabito, qui passait par là. Il appela l’image :

« The Kiss of Life » – Le baiser de la vie.

Ce n’est pas un baiser d’amour.
C’est un baiser de feu.
Un cri de fraternité.
Un acte de bravoure brute, suspendu au-dessus du néant.

Et c’est pour cela que cette photo a remporté le prix Pulitzer en 1968.
Et qu’elle continue, aujourd’hui encore, à faire battre les cœurs.

Respect et considération à tous les travailleurs de la Sonabel- BF

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