31 janvier 2026
Home » Interdiction des emballages et sachets plastique: des acteurs du domaine interpellent le gouvernement sur la nécessité de la prise en compte du passif

De source digne de foi et concordante, il y a une grogne dans le milieu des commerçants concernant la commercialisation des emballages et sachets plastiques bio-non dégradables. En effet, ces commerçants saluent, certes, les mesures prises par le gouvernement pour protéger l’environnement mais, ils s’indignent fortement par rapport à la gestion du passif relatif à la question des emballages et sachets plastiques. L’adoption récente de la loi portant interdiction des emballages et sachets plastiques, marque une nouvelle étape à cette situation des commerçants engagés dans le domaine de la commercialisation des emballages et sachets plastiques bio non dégradables.

Le ministre en charge de l’Environnement Roger Baro

En réalité, depuis 2013, des échanges sont engagés par le ministère de l’environnement et du développement durable avec des organisations de commerçants en vue de trouver des solutions idoines à la question de préservation de l’environnement. A en croire des sources concordantes, parmi les solutions proposées suite aux différentes concertations engagées en 2013, 2014,2015, 2017 jusqu’en 2024 avec l’adoption de la nouvelle loi relative à l’interdiction des sachets et emballages bio non dégradables, des solutions ont été adoptées. Parmi ces solutions il y a entre autres le recyclage des sachets plastiques, toute chose qui a permis de pourvoir des emplois au profit de multiples Burkinabè, l’acquisition de machines de transformation, de recyclage de sachets et des emballages plastiques. Il y a eu également la volonté de récupération des sachets et emballages plastiques sur l’ensemble du territoire national afin d’assainir l’environnement. Ces solutions énumérées entre autres ci-haut, sont restées lettres mortes et n’ont jamais été concrétisées en dépit de l’engagement des acteurs et du ministère de l’environnement. L’Etat étant une continuité, des commerçants se posent des questions légitimes à savoir les raisons pour lesquelles ces solutions ont été léguées au second plan et n’ont jamais eues d’application. Pis encore, des importateurs et producteurs de sachets plastiques auraient pris des engagements auprès des institutions financières et avec la nouvelle loi sur les emballages et les sachets plastiques, ils auraient le dos au mur et ne sauraient à quel saint se vouer. Pour les acteurs du domaine, ces point constituent un passif lourd. Comment gérer tout ce passif lourd dans le domaine de la commercialisation des sachets et emballages plastiques, qui pourtant a été pourvoyeur d’emplois pour de nombreux Burkinabè en quête de travail? Pour les commerçant, l’usage des sachets et emballages plastiques a contribué à améliorer la santé des populations.

Par conséquent, Il était très possible de préserver l’environnement tout en implémentant les aspects positifs de la commercialisation des sachets plastiques dans la mesure où le recyclage de ces sachets bio non dégradables était un bon créneau d’emploi pour de nombreux Burkinabè. Des commerçants estiment que des échanges pourraient se poursuivre avec les acteurs du domaines des sachets et emballages plastiques en vue de revisiter la loi et la rendre plus flexible à l’équation de la préservation de l’environnement et à la sauvegarde des emplois et surtout à résoudre le problème des engagements financiers inhérents au domaine. Des commerçants se disent respectueux des lois du pays mais souhaitent faire prendre en compte leur contribution pour l’édification de la nation dans un contexte crucial où le concours de toutes et de tous est nécessaire. Affaire à suivre!

Salomon Kissangoulé

www.reveil-info.net 

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