7 mai 2026
Home » Bénin : un infirmier condamné pour avortement clandestin

Bénin: Un infirmier condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour avortement clandestin ayant entraîné la mort

Au Bénin, le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné, mardi 5 mai 2026, un infirmier à 12 ans de réclusion criminelle pour avortement clandestin ayant entraîné la mort. En détention préventive depuis 2023, il retourne en prison pour purger le reste de sa peine.

Un infirmier condamné pour avortement clandestin ayant entraîné la mort au Bénin. Son procès a eu lieu mardi 5 mai 2026 devant le tribunal d’Abomey-Calavi. À la barre, l’accusé a reconnu les faits mis à sa charge, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.

Ces faits remontent au samedi 14 janvier 2023. À cette date, le corps sans vie de la victime a été découvert sur un tas d’ordures à Womey, une localité de la commune d’Abomey-Calavi. Les investigations menées à la suite de cette découverte macabre ont conduit à l’interpellation du mis en cause. Elles ont aussi révélé que la victime avait subi, de son vivant, un avortement mal réalisé. En effet, sans qualification, le mis en cause a procédé à l’interruption de la grossesse, et la mort s’en est suivie.

Interpellé, inculpé et placé sous mandat de dépôt, le prévenu a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, selon le ministère public. À la barre ce mardi, il a également reconnu les faits et a expliqué au juge que la victime est morte à la suite des injections qu’il lui a administrées, avec son consentement, pour interrompre la grossesse. L’opération s’est déroulée au domicile du mis en cause. Après la mort de la victime, le prévenu déclare avoir transporté son corps sur son dos pour le déposer sur un tas d’ordures à proximité de sa maison.

Dans ce dossier, le ministère public a pris ses réquisitions. Le procureur a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens du crime d’avortement suivi de mort et de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle. Les parents de la victime étant absents à l’audience, le ministère public a demandé au tribunal de réserver les intérêts civils.

Rendant sa décision, le juge a condamné l’accusé à 12 ans de réclusion criminelle et statuant par défaut à l’égard des ayants droit, le tribunal réserve les intérêts civils, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.

Reveil-info

Libre Express

justiceinfosburkina.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!