7 mai 2026
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AES : le média-mensonge français à la remorque du terrorisme, (point de vue)

Ouagadougou, 6 mai 2026 (AIB)-Les événements dramatiques survenus le 25 avril 2026 au Mali ont fini par convaincre les plus sceptiques du parti pris de certains médias français en faveur des groupes terroristes qui cherchent à partitionner le pays du Président Goïta, en particulier et à déstabiliser l’AES en général.

Le jeudi 26 mars 2026, France 2 diffusait une interview du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à son édition de 20 heures.

Quelques heures plus tard, l’essentiel de la classe politique française s’offusquait de cette plage horaire de grande écoute offerte au ministre pour évoquer l’opération spéciale en Ukraine et d’autres sujets.

Pour ces responsables politiques, l’Ukraine est une alliée et la Russie une ennemie qui ne devrait bénéficier d’aucune visibilité pour défendre ses intérêts.

Un mois après, au moment précis où le Mali se trouvait dans une situation critique, confronté à des attaques menées par des groupes terroristes tels que le JNIM et le FLA, le porte-parole de ces groupes, Mohamed Elmaouloud Ramadane, se félicitait sur TV5 Monde de la réussite des opérations et évoquait avec assurance la chute du pouvoir de Bamako.

Le responsable a également bénéficié de tribunes sur France 24, à l’AFP, à RFI et sur la radio publique allemande.

Sans surprise, ces espaces médiatiques accordés à un criminel impliqué dans des violences, alors que le Mali n’avait pas encore enterré ses martyrs, n’ont pas suscité de réaction notable en Occident, en particulier en France, pourtant prompte à restreindre certains médias ou à écarter des journalistes opposés à sa politique impérialiste.

Dès lors, plusieurs interrogations émergent : comment comprendre cette contradiction ? Le déroulement des évènements éclaire.

Ces attaques ont été menées avec un niveau élevé de coordination sur les plans logistique, militaire et informationnel avec le soutien inestimable de puissances étrangères.

L’Occident, convaincu de la chute du régime de Bamako, a vite fait d’ouvrir ses médias à ceux qu’il a choisis pour diriger le Mali, de se justifier et de légitimer leurs crimes auprès de l’opinion internationale et des personnes non averties.

Il suffit de constater le registre utilisé ces derniers temps pour désigner ceux qui endeuillent le Mali et les pays de l’AES pour s’en convaincre.
Ceux que RFI, France 24, AFP etc. appelaient terroristes, pendant l’opération Barkhane française, du 1er août 2014 au 15 août 2022 au Mali sont baptisés «djihadistes» afin de légitimer l’action des fossoyeurs du Mali. Quel changement éhonté de veste! Le Sahel a compris le jeu des médias menteurs.

Ce jeu de dupes de l’impérialisme occidental et de ses relais avait été dénoncé le 20 juin 2024 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la suite d’une campagne médiatique d’une semaine autour d’une supposée mutinerie au sein de l’armée burkinabè.

«La plupart des médias occidentaux sont des médias menteurs. Ils passent le temps à mentir, à manipuler. (…) RFI, France 24, Le Monde, Jeune Afrique… sont obligés de faire le travail qu’on leur demande. Ils ne sont pas libres en fait. Ils ne vivent pas de la publicité ou de je ne sais quoi. C’est faux, ce sont des gens qui les paient (pour mentir)», avait expliqué le Chef de l’Etat.

C’est fort de ces partis pris pour des meurtriers que les pays de l’AES soucieux de défendre leur souveraineté et de protéger leurs populations des mensonges et des manipulations, ont interdit ces médias-mensonges sur toute l’étendue du territoire confédéral.

Dans son message du 20 juin 2024, le président du Faso avait également appelé la jeunesse africaine, et burkinabè en particulier, à se désabonner de ces médias aux reportages honteux.

Les États de l’AES affirment ainsi leur volonté de mener à la fois la lutte sécuritaire sur le terrain et une bataille informationnelle, afin de remporter les guerres de la souveraineté et du développement durable.
L’enjeu est de taille que le Président du Faso le Capitaine Ibrahim Traoré a bien fait d’exhorter le continent à se battre, car dit-il, «l’impérialisme veut de nos terres sans nous ».
Agence d’information du Burkina

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