Home » Retour sur le passé : le ministre Ram Ouédraogo et la réconciliation nationale

le ministre d’État Ram OUÉDRAOGO, sa contribution à la réconciliation, à la concorde nationale sous Blaise COMPAORÉ

Chef de file des écologistes burkinabè, il a été le tout premier ministre d’État chargé de la Réconciliation nationale au Burkina Faso de 1999 à 2002, sous la présidence de Blaise Compaoré.
Sa contribution à la concorde nationale s’est inscrite dans une période de crise socio-politique majeure pour le pays.

Le contexte de sa nomination

En décembre 1998, le Burkina Faso traverse une violente crise consécutive à l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo.

Le pouvoir de Blaise Compaoré est alors fortement ébranlé par des manifestations populaires massives et une fronde sociale sans précédent.

C’est à ce moment historique, juste après s’être présenté contre Blaise Compaoré à l’élection présidentielle de novembre 1998 (où il est arrivé en deuxième position), que Ram Ouédraogo accepte de rejoindre le gouvernement d’ouverture du Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli.

Sa contribution à la réconciliation nationale

• L’institutionnalisation du dialogue :

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En tant que ministre d’État chargé de la Réconciliation nationale, Ram Ouédraogo a structuré la démarche gouvernementale pour apaiser les tensions.
Il a été l’un des principaux maîtres d’œuvre de la mise en application des recommandations du Collège de Sages, un comité de personnalités respectées créé pour proposer des solutions à la crise.

• La mise en œuvre de la Journée nationale de pardon :

L’une des contributions les plus emblématiques de son mandat fut l’organisation de la Journée nationale de pardon, célébrée le 30 mars 2001.

Cette initiative visait à réunir l’État, les forces politiques, la société civile et les familles de victimes d’exactions politiques commises depuis l’indépendance du pays pour demander publiquement pardon et sceller les bases d’une concorde nationale.

• L’indemnisation des victimes :

Sous sa supervision, les premiers mécanismes d’indemnisation financière et d’accompagnement pour les familles des victimes des violences politiques commises sous les différents régimes burkinabè ont été formalisés.

La portée de son action

Bien que sa participation au gouvernement de Blaise Compaoré lui ait valu de vives critiques de la part d’une partie de l’opposition radicale (qui y voyait une tentative du régime de légitimer son pouvoir et d’étouffer l’affaire Norbert Zongo), l’action de Ram Ouédraogo a permis de créer un cadre de décrispation politique.

Ses initiatives ont posé les tout premiers jalons institutionnels des processus de justice transitionnelle et de réconciliation nationale au Burkina Faso, des concepts qui restent encore aujourd’hui au cœur des débats politiques du pays.

 

 

 

 

Par Nare

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