EtatsUnis Justice Dans la chambre d’exécution du Texas, le condamné à mort, Ker’Sean Olajuwa Ramey a livré un dernier message qui a figé l’assistance.
« Aux frères du couloir de la mort du Texas qui ont grandi avec moi, qui m’ont façonné et m’ont montré ce que signifie être un homme, parce que je suis arrivé ici jeune, sans comprendre ce que signifie être un homme… à vous, mes frères, je vous apprécie profondément », a déclaré le condamné à mort de 41 ans, quelques secondes avant que la perfusion mortelle ne commence à pénétrer ses veines.
Reconnu coupable d’un triple homicide en 2005, Ker’Sean Ramey est devenu le sixième exécuté de l’année au Texas, une semaine après l’exécution de son complice.
Dans la salle, l’aumônier a posé une main sur son épaule.
Ker’Sean Ramey a remercié Dieu, sa famille, ses amis… puis surtout ces « frères » du couloir de la mort qui, lui ont appris la dignité dans l’attente de la fin.
Lorsque la dose létale a commencé à circuler, il a respiré profondément, a toussé, puis s’est mis à ronfler bruyamment. Deux ronflements plus faibles ont suivi. Puis plus rien.
Un médecin a prononcé son décès 14 minutes après l’injection. Son corps a été recouvert d’un drap blanc.
Ker’Sean Olajuwa Ramey avait été condamné pour les meur*tres de Samuel Roberts (24 ans), Tiffani Peacock (18 ans) et Celso Lopez (38 ans), tués lors d’une tentative de cambriolage à Edna, au Texas.
Son ultime recours avait été rejeté le 15 septembre 2026 par la Cour suprême des États-Unis, malgré les arguments de ses avocats évoquant une enfance marquée par les abus et la pauvreté.
Ses derniers mots resteront comme un hommage inattendu, presque tendre, à ceux qui ont partagé avec lui le couloir de la mort.
Dans le Tennessee, une autre exécution se profile: celle de Christa Pike.
La détenue refuse l’injection létale et réclame un peloton d’exécution composé uniquement de femmes, une demande que l’administration pénitentiaire devrait rejeter.
La Cour suprême du Tennessee a déjà refusé de suspendre l’exécution ou d’écarter le protocole d’injection létale.
Sa défense attend désormais deux décisions: celle de la Cour suprême des États-Unis, et celle du gouverneur Bill Lee, seul capable de la sauver, même à la dernière minute.
Si aucune intervention n’a lieu, la procédure du 30 septembre 2026 dans l’État du Tennessee devrait ressembler à celle vécue par Ker’Sean Ramey au Texas: une injection, quelques respirations, puis le silence.
AfricaLog
