MAGIC SYSTEM : DE L’OMBRE D’ANOUMABO À LA LUMIÈRE DU MONDE

Avant les grandes scènes, les tournées internationales et les millions de fans, il y avait quatre jeunes garçons d’Anoumabo avec un rêve et une passion commune : la musique.
En 1996, A’Salfo, Manadja, Goudé et Tino forment Magic System. À cette époque, ils sont encore loin d’imaginer que leur aventure les conduira bien au-delà des frontières ivoiriennes.
Bouazo Bolou Alexandre Kabila
Leur histoire commence dans les quartiers populaires d’Abidjan, au cœur d’un Zouglou qui a déjà conquis le public ivoirien. Comme beaucoup de jeunes artistes de cette génération, ils doivent d’abord se battre pour se faire connaître.
En 1997, le groupe sort son premier album, « Papitou ». Le succès n’est cependant pas immédiatement au rendez-vous. Pour beaucoup, cette première expérience aurait pu marquer la fin de l’aventure.
Les quatre membres choisissent plutôt de continuer.
Ils multiplient les prestations dans les cérémonies et les événements, poursuivant leur chemin malgré les difficultés. Puis arrive une chanson qui va changer leur destin : « Premier Gaou ».
Sorti en 1999, le titre raconte avec humour l’histoire d’un homme qui abandonne une femme lorsqu’il est sans argent avant de revenir vers elle lorsqu’il connaît la réussite.
Le public ivoirien s’approprie rapidement la chanson.
Quelques années plus tard, grâce notamment au remix réalisé par Bob Sinclar, « Premier Gaou » dépasse largement le cadre ivoirien. Le morceau s’impose en France et permet à Magic System de se faire connaître auprès d’un public international.
À partir de là, l’histoire s’accélère.

Le groupe enchaîne les albums, les concerts et les collaborations. « Bouger Bouger », puis d’autres titres, contribuent à installer durablement Magic System parmi les groupes africains les plus connus sur la scène internationale.
Mais derrière les rythmes festifs, les membres du groupe restent attachés à l’identité du Zouglou : parler de la vie, des relations humaines, de la société et des réalités quotidiennes.
Avec les années, Magic System collabore avec de nombreux artistes africains et internationaux et participe à de grandes scènes à travers le monde.
L’aventure est également marquée par une volonté de porter l’image de la Côte d’Ivoire et de son patrimoine musical au-delà des frontières.
De « Premier Gaou » aux grandes scènes internationales, Magic System aura ainsi contribué à faire voyager le Zouglou.
L’histoire du groupe est celle de quatre jeunes d’Anoumabo qui ont commencé avec peu de moyens, connu les difficultés des débuts, mais qui ont continué à croire en leur musique.
Aujourd’hui, lorsqu’on raconte l’histoire du Zouglou et son évolution, le nom de Magic System occupe une place particulière.
Parce qu’avant la lumière des projecteurs, il y avait Anoumabo.
Et avant la reconnaissance internationale, il y avait simplement quatre jeunes qui rêvaient de musique.
MÉMOIRE D’ÉLÉPHANT MÉDIAS
