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Pourquoi les Libanais s’intéressent-ils à la vente du cacao en Côte d’Ivoire

Aujourd’hui, nous répondons à une question fréquente chez les planteurs : pourquoi les Libanais s’intéressent-ils à la vente du cacao en Côte d’Ivoire ?

Historique de leur intérêt pour le cacao

Première présence : 1907-1909. Les frères Saïd et Assaad Mansour, venus de Beyrouth via le Sénégal, ouvrent une maison de commerce à Aboisso.
La vraie vague cacao/café : 1920-1940 C’est la phase de mise en exploitation du territoire et de développement des cultures d’exportation café et cacao en Basse-Côte. C’est la raison fondamentale de l’installation des Libanais, selon les mémoires universitaires.

Dès les années 1930, le commerce intérieur du cacao est déjà décrit comme contrôlé principalement par des expatriés français ou syro-libanais.

Après la Seconde Guerre mondiale, ils profitent de l’explosion des besoins en matières premières comme le caoutchouc et le cacao. Puis, sous le miracle ivoirien des années 1950-1960, le Président Houphouët-Boigny les encourage à passer du petit commerce et du colportage à l’industrie de transformation.

Aujourd’hui, ils sont très présents dans l’achat et le négoce via des sociétés comme Safco.

Quel est leur poids dans l’économie du cacao ?

Il n’existe aucune statistique ethnique officielle en Côte d’Ivoire. Tous les chiffres proviennent de la Chambre de Commerce et d’Industrie Libanaise de Côte d’Ivoire (CCILCI) elle-même :

40% de l’économie ivoirienne* sous contrôle libanais, chiffre revendiqué par le Dr Joseph Khoury, Président de la CCILCI. Chiffre repris également en 2011 après la crise post-électorale.
Traduction en PIB : 8% du PIB nationalet selon un article de la DW d’octobre 2024, 8 à 10% du PIB
Côté fiscal en 2013, le Président Ouattara évaluait leur apport à 350 milliards FCFA, soit 15% des recettes de l’État*. Chiffre également cité par l’Ambassadeur du Liban en 2013.

Détail de leur poids selon la CCILCI :
– 3 000 entreprises libanaises, 300 000 emplois
– 80% du parc immobilier privé, 60% du commerce, 90% de la distribution de détail, 60% de l’industrie.

En résumé l’intérêt massif pour le cacao débute à partir de 1920 et se systématise dans les années 1930. Le chiffre le plus cité aujourd’hui est celui de 40% de l’économie, représentant 8 à 10% du PIB et 15% des recettes fiscales.

En conclusion, si nous,  voulons reprendre le contrôle de la vente du cacao ivoirien, nous devons travailler très dur.

 

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