Côte d’Ivoire : L’installation Wi-Fi tourne au drame : un électricien burkinabè foudroyé à Taï.

Il n’aura fallu qu’une fraction de seconde pour que le quotidien bascule dans l’irréparable. À Sakré, petit village de la sous-préfecture de Taï, en côte d’ivoire, une intervention technique banale a coûté la vie à Mohamed Tapsoba, électricien burkinabè de 31 ans, électrocuté par une ligne haute tension en plein après-midi.
L’engrenage fatal s’est déclenché lundi, lorsque Mathieu Saba, un commerçant local, décide d’équiper sa boutique d’une connexion Wi-Fi. Il confie l’ouvrage à « Wifi Boyi Ligdy », une société burkinabè qui dépêche sur place deux de ses techniciens : Wendé Bamogo et Mohamed Tapsoba.
Sur le terrain, la manœuvre semble routinière. Pourtant, une simple maladresse va transformer ce chantier en scène de tragédie. L’un des câbles d’installation entre en contact avec une ligne haute tension de la CIE. La décharge électrique est immédiate, brutale. Les deux hommes s’effondrent, foudroyés.
L’alerte est donnée dans la foulée. Les secours évacuent les victimes vers le Centre de Santé Rural de Sakré. Les gendarmes de la brigade de Taï se rendent sur place pour constater les faits.
Wendé Bamogo, grièvement touché aux pieds, est hors de danger. Mais pour Mohamed Tapsoba, le choc fut trop violent. Multiples traumatismes, arrêt cardiaque… À 16 heures, l’équipe médicale ne peut que constater son décès. Le jeune technicien, fort d’une expérience de six ans dans le métier, venait de rendre son dernier souffle, loin de son Burkina natal.
À Sakré, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Voisins, clients et passants, tous sont sous le choc. « Il était venu pour travailler et rendre service, c’est un drame pour tout le village », témoigne un habitant, encore bouleversé.
Cet accident tragique relance les interrogations sur les conditions de sécurité lors des interventions à proximité des infrastructures électriques. Une enquête a été ouverte par les services de gendarmerie, avec pour objectif de déterminer les responsabilités et les éventuelles défaillances ayant conduit à ce drame. Du côté de la CIE, l’entreprise rappelle les procédures de sécurité strictes qui doivent encadrer ce type d’opérations.
Mohamed Tapsoba laisse derrière lui une famille endeuillée et des collègues en deuil. Son corps, rapatrié, regagnera prochainement le Burkina Faso où il sera inhumé.
Source nourrir l’information.
