18 août 2026
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ROBERT GUÉÏ – ÉMILE BOGA DOUDOU – MARCELLIN YACÉ

Lasso le Messager

Différentes vies, même destin

Le 19 septembre 2002 reste gravé dans la mémoire collective ivoirienne comme l’une des journées les plus tragiques de l’histoire récente du pays. Dans le contexte de la crise militaro-politique qui éclate cette nuit-là, plusieurs personnalités ivoiriennes trouvent la mort dans des circonstances tragiques.

ROBERT GUÉÏ

Né le 16 mars 1941 à Kabakouma, près de Biankouma, le général Robert Guéï est un officier supérieur de l’armée ivoirienne.

Ancien chef d’état-major des armées sous le président Félix Houphouët-Boigny, il devient par la suite chef de l’État après le coup d’État de décembre 1999.

Le 19 septembre 2002, alors que la Côte d’Ivoire bascule dans une grave crise militaro-politique, Robert Guéï est tué à Abidjan. Son corps est retrouvé dans le secteur de la Corniche, portant des impacts de balles.

ÉMILE BOGA DOUDOU

Né en 1952 à Domaboué, dans la région de Lakota, Émile Boga Doudou est avocat de formation et une figure importante du Front populaire ivoirien (FPI).

Il occupe le poste de ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation sous la présidence de Laurent Gbagbo.

Dans la nuit du 19 septembre 2002, Boga Doudou est tué à son domicile à Abidjan. Sa mort, survenue au même moment que celle du général Robert Guéï, marque profondément le début de la crise.

MARCELLIN YACÉ

Né le 5 juin 1963 à Treichville, Abidjan, Marcellin Yacé est musicien, producteur, arrangeur et ancien guitariste du célèbre groupe Woya.

Artiste reconnu dans le paysage musical ivoirien, il connaît lui aussi une fin tragique le 19 septembre 2002, alors qu’il regagne son domicile.

UNE DATE, TROIS DESTINS

Robert Guéï, Émile Boga Doudou et Marcellin Yacé venaient d’univers différents : l’armée, la politique et la musique.

Pourtant, leurs destins se croisent tragiquement au cours de cette nuit du 19 septembre 2002, devenue l’un des symboles les plus douloureux de la crise ivoirienne.

Ensemble, prions le Seigneur pour le repos éternel des âmes de ces illustres personnalités ivoiriennes, parties tragiquement dans le ventre de la nuit, au moment où la Côte d’Ivoire entrait dans l’une des périodes les plus sombres de son histoire.

Que leurs mémoires demeurent.

 

 

Source mémoire d’éléphant

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