AES : Le réveil de l’Afrique ?
Il faut peut-être arrêter de nous mentir : beaucoup de pays africains ont obtenu des drapeaux, des hymnes et des présidents, mais pas une véritable liberté.
Il y a à peine quelques générations, des Européens se sont assis autour d’une table en Allemagne pour se partager l’Afrique comme un gâteau. Ils ont tracé des frontières, occupé nos terres, pillé nos ressources et décidé de l’avenir de millions d’Africains sans demander l’avis d’un seul Africain.
Puis, un jour, ils nous ont annoncé que nous étions indépendants. Mais, Indépendants de quoi exactement ?
Nous possédons les matières premières, mais nous importons les produits finis.
Nous avons les terres, mais nous importons la nourriture.
Nous avons une jeunesse nombreuse, mais nous importons les compétences, les technologies et parfois même les solutions les plus élémentaires.
Nous avons des gouvernements, mais certaines décisions importantes concernant notre économie, notre monnaie, nos ressources et notre sécurité se négocient encore ailleurs.
Et en 2026, cela ne choque presque personne. Par contre, pour parler du Réal et du Barça ou de la lutte contre les Terros-Térros, tout le monde devient Analyste, Spécialiste et Stratège voire impétrant des grandes et prestigieuses écoles.
Nous pouvons passer des semaines à nous insulter pour le football, à se diviser sur des questions d’opinion personnelle, mais nous sommes incapables de consacrer la même énergie à comprendre qui exploite nos minerais, qui contrôle nos marchés, qui fixe les règles de notre économie et pourquoi nos pays restent pauvres malgré toutes leurs richesses, qui discutent de nos matières premières, de notre dette et de notre avenir.
La domination étrangère fonctionne aussi parce qu’elle trouve toujours des Africains prêts à vendre les intérêts de leur peuple pour un poste, une commission, un visa, une résidence à l’étranger ou quelques applaudissements.
Nos bourreaux ne sont pas toujours blancs. Certains nous ressemblent, parlent comme nous, portent nos tenues traditionnelles et prononcent de grands discours patriotiques pendant qu’ils signent des accords qui appauvrissent plusieurs générations.
Voilà une vérité qui pourrait déranger, mais Content pas Content,. Content cas même !
L’Afrique n’est pas seulement dominée de l’extérieur. Elle est aussi trahie de l’intérieur, d’où cette révolte des peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger qui a suscité la création de l’AES et sa dynamique souverainiste.
Et tant que nous préférerons les diversions des politiciens et les élucubrations sur les questions d’élections aux vraies questions de développement, les émotions à la réflexion et les querelles de personnes aux combats structurels, nous resterons indépendants sur le papier et dépendants dans la réalité.
Mais entre deux polémiques, trouvons peut-être cinq minutes d’introspection pour nous demander à qui appartient réellement l’Afrique, es-ce que l’AES est sur la bonne voie et quelle contribution constructive que chacun peut ou doit individuellement apporter dans la dynamique d’ensemble.
Un peuple qui ignore les mécanismes de sa domination participe lui-même à son propre maintien en captivité.
Ce qui doit d’ailleurs guider le soutien logique et indéfectible de chaque citoyen de l’AES aux gouvernants de la nouvelle révolution qui, loin d’être perçu comme un acte de militantisme, se doit être un engagement consciencieux citoyen et patriotique pour la seule cause et aux côtés de l’unique et indivisible Nation.
L’heure n’est plus à la victimisation, mais à l’action vigoureuse et solidaire face à une adversité inlassable.
Vive la dynamique irréversible et vertueuse de l’AES.
Soutien aux forces combattantes contre le terrorisme.
Mobilisation générale pour une Afrique libre et véritablement indépendante.

