Adama Ouédraogo, un riziculteur
Depuis un certain temps, la campagne agricole bat son plein sur toute l’étendue du territoire. Comme à l’accoutumée, dès la tombée des grandes pluies, les agriculteurs s’activent pour labourer leurs champs. Ailleurs tout comme à Ouahigouya dans le Yaadga, c’est le même scénario. Cependant, le constat fait sur la saison agricole dans certains villages à Ouahigouya est prometteur. Mais les caprices des pluies et le manque du soutien de la part du gouvernement inquiètent certains agriculteurs. Pourtant, le gouvernement se soucis des agriculteurs. C’est pourquoi la RPP fait des efforts en misant sur une agriculture innovée et adaptée à nos sols afin d’atteindre la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire pour l’intérêt de la nation.

A Rapougma, un village réinstallé il y’a à peine 3 ans, est situé à peu près 13 km de Ouahigouya. Dans cette localité ainsi que les villages environnants, les agriculteurs s’activent toujours pour les travaux champêtres. Hommes, femmes, et enfants sont aux aguets. Des semences de diverses variétés notamment les céréales et même des plants fruitiers et médicinales ont été déjà mises à terre. Mais certaines préoccupations inquiètent ces agriculteurs qui se sont exprimés.
Pour Ouédraogo Hamidou agriculteur et agroforestier à Rapougma : « Les caprices des pluies et le manque du soutien du gouvernement en termes d’intrants agricoles à courte période sont nos seules préoccupations car nos saisons pluvieuses sont courtes », a-t-il souligné. Il poursuit qu’à un moment donné, il ne pleuvait pas et cela a duré près de 20 jours. Ce qui a détruit les premiers semis dans les champs de plusieurs agriculteurs. Dès lors, il va falloir attendre encore qu’il ait une grande pluie pour reprendre à labourer ceux qui n’ont pas résistés. « En cette saison j’ai semé presque toutes les céréales, certains légumes et même des plants fruitiers et médicinales sauf le riz. Certes, nous utilisons la fumure organique et d’autres techniques de cultures afin d’espérer qu’il pleuvra conséquemment. J’ai près de 20 hectares, mais par manque de moyen j’exploite seulement 6 hectares. C’est pourquoi nous sollicitons l’accompagnement du gouvernement pour rendre fertiles nos sols longtemps abandonnés afin de produire plus. Car, plus nous produisons, plus nous atteignons la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire dans le Yatenga et le Yaadga en général. Sinon dans l’ensemble la saison pluvieuse est moyen satisfaisante » s’est-il prononcé. Selon Ouédraogo Salif agriculteur et CVD du village de Aoêma : « je suis propriétaire d’un champ de mil et de maïs. La saison pluvieuse n’est pas trop satisfaisante pour le moment car les caprices des pluies (retard, insuffisance des pluies) ont retardé le développement de certaines jeunes pousses. Mais ces derniers temps il a repris à pleuvoir et nous prions pour qu’il pleuve suffisamment car cela pourra nous donner de l’espoir sur les récoltes.

Mon champ de maïs d’un demi-hectare a été labouré pour une deuxième fois. Et cette fois-ci, ça va car dans une vingtaine de jours je pourrais récoltés les épis. Par ailleurs, si nous bénéficions de l’aide de l’état nous pouvons produire plus. Surtout avec les nouvelles innovations agricoles. Ainsi, nous serions au bon rendez-vous de la moisson. C’est ce qui convient à la vision du chef de l’état le camarade Capitaine Ibrahim Traoré aussi ». Quant à Adama Ouédraogo, riziculteur à Rapougma, il a confirmé que : « il y’a des années que je suis riziculteur dans ce baffons. J’achète la variété du riz avec nos agents de l’agriculture. Certes, elle est de bonne qualité, mais nous souhaiterons la subvention de l’état pour les intrants agricoles. Vu que le village vient d’être réinstallé, tout le monde s’est adonné plus aux activités agricoles. Quand on fait le constat, la volonté y ait, mais les moyens nous manquent. En outre, la pluviométrie nous inquiétait, mais il a repris à pleuvoir ces derniers temps et nous espérons que tout ira bien ». Il poursuivi que : « je n’utile pas les herbicides car conscient de ces conséquences négatives sur la santé humaine et animal. Je le fais avec les mains et ma pioche, parcelle par parcelle. Chose qui n’est pas du tout facile, c’est pourquoi je lance un appel au gouvernement de nous aider avec des matériels agricoles adéquates pour plus de production en qualité et en quantité ».

Dogo Alimata et ses sœurs, toutes productrices de céréales ont confirmé que « elles ont besoin du soutien de l’état afin de relever le défi malgré les caprices des pluies. Nos sols deviennent de plus en plus infertiles. Pour remédier cela, il nous faut des techniques agricoles innovatrices et des intrants agricoles de qualité. Mais les moyens nous manquent crucialement. Nous, les habitants de Rapougma, se battent pour avoir notre pitance dans l’agriculture et subvenir à d’autres besoins. Connaissant l’importance de l’agriculture, nous appelons à tout un chacun d’être un VDP de l’agriculture dans sa localité. Seul rempart pour garantir la sécurité alimentaire, atteindre la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso ».
Il faut noter que depuis l’arrivée du régime de la RPP au pouvoir, le chef de l’état, le camarade Capitaine Ibrahim et son gouvernement ont fait de la révolution agricole et les ressources halieutiques l’une des priorités. Ainsi, les burkinabè intègres, conscients de l’importance de l’agriculture se retournent vers l’exploitation de la terre car elle ne ment pas. Et comme le disait un adage africain : « seul celui qui exploite le sol, connait la valeur du sol ». Faut-il donc plus de producteurs ou bien des matériels techniques d’agriculture innovés pour faire de la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire une réalité au Burkina Faso ?
Par S. Mohamed Zangbé
(Correspondant)
