Dans une déclaration musclée, Umaro Sissoco Embalo a réaffirmé sa détermination à lutter contre le trafic de stupéfiants et dénoncé des accusations qu’il considère comme des manœuvres politiques de ses opposants. La Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique liée au trafic de drogue. Alors que le pays tente depuis des années de se défaire de son image de « narco-État », une récente saisie de cocaïne a ravivé les tensions politiques. Dans ce contexte, le chef de l’État bissau-guinéen a profité d’un face-à-face informel avec la presse pour répondre aux accusations portées contre lui par ses opposants, réaffirmant son intégrité et sa détermination à lutter contre le trafic de stupéfiants.
Un bilan diplomatique mis en avant
Pour contrer ces accusations, Umaro Sissoko Embalo a mis en avant son bilan diplomatique. « J’ai été invité au Congrès américain, en Chine, en Espagne, en France, où j’ai effectué des visites officielles. Pensez-vous que j’aurais été invité à autant de reprises si j’étais impliqué dans ce qui se raconte à mon sujet ? », a-t-il demandé. Le président a réitéré son engagement dans la lutte contre le trafic de drogue et la corruption, rappelant une conversation avec un certain Soares. « Une fois, Soares m’a dit : ‘En t’engageant dans la lutte contre ces deux phénomènes, prépare d’abord ton propre camp et sois prêt à l’affronter’. « C’est pourquoi je dis souvent que même si je dois rester seul, je ne reculerai pas, car je refuse de m’embarquer dans l’illégalité », a-t-il affirmé. Alors qu’il approche de la fin de son mandat, le président Embalo a exprimé son désir de voir son successeur être « plus digne et sérieux » que lui, avec « encore plus de valeurs. » Il a fermement déclaré qu’aucun de ses actuels opposants ne lui succéderait, promettant que la Guinée-Bissau ne serait pas « un pays livré à l’anarchie » après son départ.
Source : Apanews
