18 mars 2026
Home » Pénurie de sang : Des ressortissants de Seiga viennent au secours du CNTS

Le vice-président de l'association, Adama Yougbaré

L’association Beeog-Neere Seeg Naab Soolem (ABN/SNS) a mobilisé ses membres, le samedi 14 septembre 2024 pour une collecte de sang au profit du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). L’activité a eu lieu au siège de l’institution à Ouagadougou.

Face au besoin en sang dans les hôpitaux au Burkina Faso, des burkinabè, individuellement ou en association, font parler leur cœur. A ces personnes, il faudra désormais compter les membres de l’Association Beeog-Neere Seeg Naab Soolem (ABN/SNS), des ressortissants du village de Seiga, dans la commune de Diabo relevant de la province du Gourma. En effet, ils ont été au siège du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) à Ouagadougou le samedi 14 septembre 2024 pour un don de sang.

Le conseiller du bureau de l’association, Soumaïla Kiema

Pour le conseiller du bureau de l’association, Soumaïla Kiema, la situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso commande que chaque citoyen apporte son soutien, aussi minime soit-il, à l’effort de paix. « Dans cette situation, il arrive qu’il y a des blessés dans les rangs de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que chez les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) » a indiqué M. Kiema expliquant du même coup que le besoin en sang est plus qu’une urgence. Soumaïla Kiema a aussi signalé que la saison pluvieuse est une période propice au développement de certaines maladies.

un membre donnant son sang

« C’est donc une période où on a le plus besoin de sang. En plus de cela, les femmes enceintes font aussi partie des patients qui ont le plus besoin de sang. Nous ne pouvions pas être insensibles à cela » a-t-il ajouté. Adoptant sa posture de conseiller, il a invité les membres de l’association à rester mobilisés autour des questions concernant la nation. « J’invite aussi tout burkinabè bien portant à donner son sang. Parfois dans les hôpitaux, nous voyons la misère des patients à trouver ce liquide précieux » a-t-il lancé. Le vice-président de l’association, Adama Yougbaré, lui a laissé entendre que l’ABN/SNS ne veut pas rester en marge des actions collectives de solidarité dont font montre les différentes couches de la population burkinabè. « C’est la raison pour laquelle nous avons bien voulu apporter ce qui n’est pas vendable, ce qu’on ne peut pas trouver à la boutique. Le sang que nous avons donné aujourd’hui va certes être utile à d’autres personnes mais peut-être à nous-même un jour car nul ne sait ce que l’avenir nous réserve. En donnant de son sang, on se le donne à soi-même » a détaillé M. Yougbaré. De l’avis de Jonas Kaboré, lui aussi membre de l’association, donner son sang est une œuvre bonne et très salutaire. Ne pouvant porter une kalach pour aller combattre dit-il, il est de bon sens de donner ce que l’on a de précieux qu’est le sans au profit de ceux qui risquent leur vie jour et nuit. « J’invite tous les burkinabè à faire pareil et je pense que les portes du Centre national de transfusion sanguine sont grandement ouvertes » a fait savoir Jonas Kaboré

Par  Léon Yougbaré

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